Les femmes maires, les femmes élues à la tête de villages et de villes

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Les femmes maires, les femmes élues à la tête de villages et de villes

Alors que les femmes ont fait d’énormes  progrès en politique, il y a encore des barrières invisibles à briser. Parmi celles-ci nous comptons l'accès des femmes à la haute fonction publique et en particulier leur élection au poste de maire.

Il semblerait que la première femme maire soit Susanna Madora Salter qui a occupé ce poste en  Argonia, Kansas, Etats Unis en 1887 [1]. Depuis, les femmes ont été élues maires dans le monde - mais surtout depuis les années 70 [2]. Les avancées sur ce front ont été très lentes: plus d'un siècle plus tard, depuis l'élection de la première femme maire, seulement  18,4% (249 sur 1.351) maires des villes américaines, comptant plus de 30 000 habitants, sont des femmes (Janvier 2014); Seulement 13 des 100 plus grandes villes des États-Unis sont dirigées par des femmes maires (13%) et seulement une des 10 plus grandes villes du pays est dirigée par une femme [3]. Le nombre de femmes maires dans d'autres pays est encore plus limité.

Aujourd'hui, les pays ayant la proportion la plus élevée de femmes maires sont l'île Maurice (40%), la Nouvelle-Zélande (26%), la Serbie (26%) et la Lettonie (25%). Avec 500 femmes maires et maire-adjoints, la Chine détient le record du pays avec le plus de femmes maires.

Il est important de noter que la proportion de postes de maires occupés par des femmes  dans le monde est plus faible que leur présence aux parlements. Il se peut que les électeurs s’attendent de les voir aux conseils, mais il y a des préjugés et des stéréotypes sur les femmes dirigeantes et leur capacité à gérer une bureaucratie et un gros budget. Il se peut aussi que  les électeurs ne soit pas réticents à élire des femmes à la tête d’exécutifs locaux, mais pas assez de femmes ne se présentent. Les femmes représentent 51% de la population et plus de femmes que d'hommes s'inscrivent à des programmes collégiaux et universitaires après avoir terminé leurs études secondaires. La question à se poser est donc pourquoi  cela n’est-il pas suffisant pour les pousser à se présenter aux élections ?

Nous sommes impatients de connaitre votre opinion sur l’une des questions suivantes:

Quels sont les plus grands défis à relever lors que les femmes essaient d'accéder aux postes de maires?

Connaissez-vous toutes les bonnes pratiques qui ont été mises en place pour favoriser l'accès des femmes aux postes de maire?

Pensez-vous qu'il y ait des avantages à avoir une femme maire? Les villes dirigées par des femmes maires sont-elles plus sensibles aux besoins et aux droits de la femme?

Nous invitons nos utilisateurs à lire des interviews exclusives d’iKNOW Politics avec des femmes maires des quatre coins du monde:

Adelma Salas, Présidente du Réseau des Femmes Dirigeantes Municipales du Paraguay

Emma Yohanna,Candidate aux élections municipales de Padang, en Indonésie 

Janet Mikhael, première femme Maire de Ramallahhe en Palestine.

Sylvina Murni, Mayor of Central Jakarta, first woman Mayor in Indonesia




[2] 1893: election of first woman in the British empire; 1918 Russia; 1928 first in Latin America (Brazil); 1930s: Philippines, Canada and Australia; 1950s:Turkey

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Portrait de iKNOW Politics

Les femmes peuvent jouer un rôle très important dans la vie politique et dans la résolution de conflits, le développement et la construction de collectivités fortes, car elles ont la capacité de tolérer et  respecter la diversité des normes .Par conséquence, je crois que c'est très important que les femmes soient élues maires.


Commentaire envoyé en anglais par kabayare44

Portrait de iKNOW Politics

Au début de cette année (Mars 2014), Rezan Zugurli, a été élue maire en Turquie. C’est la plus jeune personne à jamais avoir été élue maire en Turquie. La jeune femme de 25 ans est une ancienne prisonnière politique. Elle fait partie du Parti kurde de la Démocratie et de la Paix. Elle partage actuellement son poste avec  un homme en raison d'une règle du parti qui stipule que tous les postes de haut niveau doivent être partagés entre les hommes et les femmes dans le but d'accroître la participation politique des femmes. Ceci est un exemple de bonne pratique. Zugurli dirige non seulement en tant que Kurde (minorité), mais en tant que femme dans un environnement politique dominé par les hommes.

Commentaire envoyé en anglais par Salma Nasser

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 Le fait que plus de femmes ont tendance à être élues à des postes de maire, par opposition à des postes de direction dans un cabinet est en soi un signe clair que les femmes sont encore victimes de discrimination.

 

Il y a un certain nombre de difficultés rencontrées par les femmes  lorsqu’ elles essaient de se faire élire dans les structures de gouvernance. Cela mène à  une participation limitée des femmes en raison de l'hypothèse largement répandue que leur place se trouve dans la sphère privée. Cela signifie simplement qu'elles sont confinées à la maison et la famille. Cependant, les femmes ont un grand rôle à jouer en tant que maire car elles sont plus susceptibles de formuler et d'appliquer des politiques qui apportent la paix et autres résultats positifs souhaités pour elles et leurs enfants. Généralement, les femmes ont une plus grande tendance à s’occuper de leurs familles et être élue maire implique donc que leurs politiques seront dirigés à améliorer la vie d’autrui.

 

Commentaire envoyé par greymwamu

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Merci pour ces excellentes interviews. Les maires de Victoria, en Australie, remplissent leurs fonctions pendant seulement 12 mois en général. En 2013, nous avons atteint 30% de femmes maires, mais chaque année, ce chiffre monte ou descend. Les femmes maires et celles qui ont été maires, disent toutes avoir apprécié l'expérience et la possibilité de travailler pour leurs communautés, et d'en apprendre davantage sur elles. Elles disent aussi souvent entendre dire par de jeunes filles et leurs mères que c'était merveilleux d'avoir eu une femme maire en tant que modèle. Vous trouvez d’autres histoires sur les femmes maires et les conseillères municipales sur le site Now You're a Councillor www.nyac.org.

 

Commentaire envoyé en anglais par linda-vlga

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Ces dernières années le nombre de femmes travaillant dans les services publics à différents niveaux du gouvernement a augmenté. Cependant, la question demeure la suivante: est-ce qu’un nombre accru de femmes dans ces fonctions fait une différence? Ont-elles un impact sur le processus politique et les questions de politique publique? Ces questions sont centrales à l'étude de l'impact des femmes dans la vie politique. The Impact of Women in Public Office (L'impact des femmes dans la fonction publique) est un livre qui examine l'impact des femmes qui ont été élues, au niveau local, étatique et national. L’étude présentée fournit des preuves anecdotiques qui montrent que les femmes dans la fonction publique ont un impact en termes de genre dans le processus politique et les politiques publiques. Cependant, l'impact des femmes dans les lieux publics tend à varier considérablement d'un environnement politique à un autre. Cela implique donc que l'élection d'une femme maire aurait comme impact la diffusion d’approches politiques publiques au service de la population en général par le biais d'un processus consultatif.

 

Commentaire envoyé en anglais par greymwamu

Portrait de iKNOW Politics

Seattle a été la première ville américaine à avoir élu une femme, Bertha Landes, en tant que maire. Cela a fait la une des journaux dans le pays et a marqué une nouvelle ère dans la politique. Cependant, après seulement deux ans,  Landes n’était plus dans leur bonne grâce.  Malgré le fait que Seattle ait une image très progressive – ayant eu une femme gouverneur et sénateur- la ville n'a pas élu de femme maire pendant 6 ans après le départ de Landes. Étonnamment, au cours des 86 années, aucune femme n'est parue sur le bulletin de vote pour le poste. Les élections de maire de 2013 indiquaient que cette tendance était susceptible de persister. Il est certainement vrai qu’il y a une sous-représentation des femmes dans la plupart des postes exécutifs aux États-Unis.

 

Il est vrai qu’au cours des dernières décennies, les femmes ont fait d’énormes progrès  en matière de représentations politiques. Cependant, les bureaux politiques de premier plan aux États-Unis sont restés dominés par les hommes. Seulement 12 des 100 plus grandes villes des États-Unis étaient dirigées par des femmes maires en 2012. De plus, certaines villes comme Los Angeles et New York n'ont jamais élu de femme maire. Cependant, dans les petites villes, avec une population de moins de 30 000, 17% sont dirigées par des femmes maires. En 2012, le nombre de femmes dans les organes législatifs était relativement plus élevé: 18% des sièges au Congrès étaient occupés par des femmes et 24% des sièges à l’Assemblée législative étaient également occupés par des femmes. Ces chiffres sont très faibles par rapport à la population générale des femmes .Pourquoi les hommes continuent-ils à  accaparer l’essentiel des positions de pouvoir ?

Une étude réalisée pour le Women & Politics Institute à l'Université Américaine a établi qu'il existait un écart important dans l'ambition politique entre les hommes et les femmes: Les hommes sont beaucoup plus ambitieux que les femmes. Malgré le fait que les femmes et les hommes puissent penser ne pas être assez qualifiés pour se présenter aux élections, il semblerait que les hommes aillent toujours de l'avant pour se présenter alors que les femmes ne le font pas.

Les femmes perçoivent aussi l'environnement électoral comme discriminatoire envers les candidates, les cas de Sarah Palin et Hillary Clinton n’aidant pas à changer cette perception. On peut repérer un autre point fort de résistance de la domination masculine : au sein de l’espace privé, les hommes continuent à bénéficier d’indéniables privilèges et les femmes continuent d’assurer les tâches domestiques et parentales.

L'étude affirme aussi que lorsque les femmes se présentent, elles ont autant de chance de réussir que leurs homologues masculins.

Source: Brunner,J.( February 2, 2013) Why don’t we have a woman mayor? Seattle Times. Retrieved        on September 24, 2014 from       http://seattletimes.com/html/localnews/2020275703_femalemayorsxml.htm

 

Commentaire original envoyé en anglais par greymwamu

Portrait de iKNOW Politics

La participation politique des femmes vise à modifier non seulement la teneur et  la culture de la politique, mais surtout, elle cherche à modifier les résultats des législations et des politiques. Il est possible de compter sur les femmes politiques pour défendre les problèmes sociétaux contemporains tels que les questions concernant les enfants, la santé maternelle et le contrôle des armes à feu. De plus, elles sont moins susceptibles d'adopter  une mentalité de « le gagneur prend tout » en raison de leur tendance à compromettre.

 

Sarah Palin et Hillary Clinton montrent bien que les médias jouent un rôle important pour les femmes cherchant à se faire élire. Les médias suivent les candidates et les candidats de façon différente et ceci n'est pas prêt de changer.

 

Une  étude effectuée pour déterminer pourquoi les femmes restent sous-représentées dans la vie politique américaine montre qu'il y a sept facteurs qui contribuent à l'écart entre les sexes - soit en empêchant directement l'ambition politique des femmes, ou par la prise de décision calcul beaucoup plus complexe et difficile pour les femmes que pour les hommes :

1. Les femmes perçoivent l'environnement électoral comme discriminatoire envers les candidates et très compétitifs

2. Les candidatures de Sarah Palin et Hillary Clinton ont accentué l’mage que les femmes ont du domaine électorale: ce domaine est sujet à des préjugés sexistes

3. Les femmes ont plus tendance à se considérer moins qualifiées pour se présenter aux élections que les hommes.

4. Les potentielles candidates ont moins confiance en elles, sont moins compétitives et moins aptes à prendre des risques que leurs homologues masculins.

5. Les femmes réagissent différemment  à plusieurs aspects de la « campagne électorale moderne » que les hommes.

6. Les femmes ont moins de chances que les hommes de se faire recommander pour se présenter aux élections.

7. Les femmes continuent d’assurer les tâches domestiques et parentales.

Certes, la diffusion d'informations concernant l'environnement électoral et le recrutement de candidates peut jouer un rôle important dans la réduction de l'écart entre les sexes concernant l’ambition politique et, pourrait même consolider la représentation des femmes. Cependant, la plupart des obstacles à la représentation des femmes en politique peut être mieux surmonté par des changements politiques et culturels.

 

Commentaire original envoyé en anglais par greymwamu

Portrait de iKNOW Politics

Ici, en Californie, les femmes représentent  50,3% de la population de la Golden State, mais seulement 25 à 28% des élus locaux. Une étude menée par « GrassootsLabs » et la « Leadership Institute » en Californie a révélé que 28% de l'état et du département, et 25% des représentants des gouvernements locaux élus sont des femmes. De même, la  « League of California Cities' Women's Caucus »  et « California Women Lead » estiment que 40 pour cent des villes ont seulement  une seule femme siégeant aux conseils.

Sous-représentées? Oui. Parmi les 482 villes de la Californie, l’Oakland est en tête de l'état avec 66% de ses élus locaux étant des femmes. De plus, l'ensemble des élus à  une fonction publique d'Oakland (maires, avocats, auditeurs  au Conseil) sont des femmes.

Comment en est-on arrivé là? Il y a de nombreux facteurs qui pourraient contribuer à cela. Je n'en citerai que trois qui je pense ont fortement joués sur ce phénomène.

1. Une forte visibilité de femmes politiques qui servent de modèle de référence

Les représentants de l'état et nationaux d'Oakland sont des femmes. Par exemple, Nancy Skinner (membre de l’assemblée), l'honorable Loni Hancock, Kamala Harris (procureur général), Debra Bowen (secrétaire de l’état), Barbara Lee (membre du congrès), et les sénatrices américaines Barbara Boxer et Dianne Feinstein sont toutes des femmes. Elles sont toutes différentes l’une de l’autre et ont toute une histoire différente. Bien qu’il y ait plusieurs hypothèses sur ce qui amène à former de forts leaders, il est largement accepté qu’avoir des modèles de référence est très important pour le développement du leadership.

2. Une collaboration entre organisations

Oakland a un certain nombre d'organisations de femmes axées sur le civisme qui offre un soutien technique, financier et émotionnel pour des femmes qui occupent une fonction publique.

3. L’itération

Enfin, il y a une approche holistique qui a pour but de s’assurer que toutes les questions des femmes restent au cœur de toutes les discussions sur le développement. Cela élargit le dialogue que nous avons. C’est un appel aux hommes. La récente campagne #HeForShe  lancée par ONU Femmes est un exemple de comment recadrer le dialogue sur ce qu’est le «féminisme». La campagne réitère que, pour parvenir à l'égalité des sexes, nous avons besoin que les hommes  prennent aussi part.

 Liens:

http://www.leadershipcaliforniainstitute.org/sites/all/files/Women_2014.pdf(link is external)

http://cawomenlead.org/wp-content/uploads/2014/08/Women-on-CA-City-Counc...(link is external)

http://www.iwpr.org/publications/pubs/building-women2019s-political-care...(link is external)

http://www.politicalparity.org/research/shifting-gears/(link is external)

http://www.nwpcan.org(link is external)

http://www.ignitenational.org(link is external)

http://www.cawomenlead.org(link is external)

http://www.emergeca.org

Commentaire original envoyé en anglais par Frieda K. Edgette

Portrait de iKNOW Politics

Quels sont les plus grands défis  à relever dans l’accès des femmes aux postes de maires?

Il est évident que les femmes sont sous-représentées dans le gouvernement local, en tant que membres du conseil et dans les postes de haut niveau. Aucun pays ne peut aller de l'avant s'il exclut ou oublie plus de la moitié de sa population. C'est pourquoi la communauté internationale estime que l'égalité des sexes est essentielle pour parvenir à la  prospérité, la stabilité et la paix, et ce pourquoi l’investissement dans l'avenir des femmes et des filles a un effet multiplicateur sur la productivité, l'efficacité et la croissance économique durable. Lorsque les femmes et les filles sont autonomisées et instruites pour participer pleinement à construction de leur société, leurs pays a davantage de chances de prospérer, d’être plus stable et plus sécuritaire.

Connaissez-vous toutes les bonnes pratiques qui ont été mises en place pour favoriser l'accès des femmes aux postes de maire?

 Women Mayors' Link (WML) est une initiative de la « Stability Pact Gender Task Force» (SP GTF, http://www.gtf.hr/ ). C’est un projet implanté dans 12 pays et territoires de la région du  «Stability Pact Gender Task Force » avec la Fondation « Equal Opportunities for Women (SEF ) » en  charge.

Ce projet a pour objectif de faciliter les échanges régionaux et internationaux de bonnes pratiques de projets similaires; de faire campagne pour une meilleure représentation des femmes dans les gouvernements locaux; et de soutenir les efforts de femmes maires qui tente de faire accroitre la participation de la population dans la résolution de problèmes dans leurs communautés.

Depuis sa création, la «Stability Pact Gender Task Force » s’est focalisée sur l'autonomisation politique des femmes. Il continue à être impliqué dans la formation de femmes et fait campagne pour que plus de femmes soient élues dans les gouvernements locaux dans 12 des 13 pays / territoires de la région. Grâce au travail de la Task Force, les premières femmes maires ont été élues en Macédoine. En Albanie, le nombre de femmes maires a doublé et des femmes maires ont été élues dans les capitales  Belgrade, Ljubljana et Zagreb. La Roumanie a le plus grand nombre de femmes maires dans la région et dans la plupart des petites pauvres  localités rurales.

 

Pensez-vous qu'il y ait des avantages à avoir une femme maire? Les villes dirigées par des femmes maires sont-elles plus sensibles aux besoins et aux droits de la femme?

Les femmes ont un grand rôle à jouer en tant que maire car elles sont plus susceptibles de formuler et d'appliquer des politiques qui apportent la paix et autres résultats positifs souhaités pour elles et la société en général. Elles sont plus engagées à promouvoir des politiques nationales et locales qui répondent aux défis socio-économiques et politiques que rencontrent les femmes, les enfants et les groupes défavorisés.

 

Commentaire original envoyé en anglais par Dr Santosh Kum

Portrait de iKNOW Politics

En Argentine, nous avons  actuellement une femme présidente dans son second mandat et une représentation d'environ 40% de femmes à l'Assemblée législative. Mais nous avons encore peu de femmes maires (appelée ici gouverneurs). En effet depuis 2011, nous ne comptons que deux dans le pays, et cela est un fait historique. 

Il est clair que l'accroissement de la présence féminine aide à mettre en évidence les questions liées au genre. Mais je pense que leur présence n'est pas le seul facteur de changement, puisque les femmes ne forment pas un groupe homogène, car chacune a un regard et une trajectoire particulière qui ne sont pas  toujours axés sur le genre. 

Je pense que les entraves infligées aux femmes lors de leur participation à la vie politique sont les mêmes que celles présentes dans d'autres domaines de travail et sont liées à la répartition inégale des tâches familiales (l’éducation des enfants, membres de la famille malades et les travaux ménagers) qui retombent presque exclusivement sur elles et, par conséquent, résultent en une double journée de travail et de contraintes à leurs possibilités de développement professionnel et personnel. 

 

Cliquez sur le lien suivant pour voir les données sur le nombre de femmes participant au pouvoir législative de l'Argentine et leurs contributions.

http://www.sesionaronline.com.ar/shop/detallenot.asp?notid=3421

Commentaire original envoyé en espagnol par Romina Zamborain

Portrait de iKNOW Politics

Bonjour, je suis Tere Dominguez de Cuernavaca, Morelos au  Mexique.  Je suis députée et j’aimerais que nous mettions en place une stratégie commune dans notre pays (Mexique) pour qu’il y ait plus de femmes maires à partir de la réforme électorale qui déjà exige  la parité, cependant  la reforme électorale est très ambiguë quand ça vient aux postes municipaux. Que pouvons-nous faire ensemble pour changer cette réalité?

Commentaire original envoyé en espagnol par Tere Dominguez

Portrait de iKNOW Politics

Bonjour,

A Lima, au Pérou nous avons une femme maire, Mme Susana Villa De la Puente, malheureusement cela été une expérience difficile car elle a été victime de harcèlement politique et d’un  acharnement injuste. Elle a axé sa politique sur les questions sociales, et elle centré la politique publique sur les besoins de « la personne », ce qui n'a pas été fait par d’autres, qui eux se sont focalisés sur des projets de construction qui ne servaient à rien en termes de bien-être et / ou de citoyenneté.

Sous la houlette de Susana Villar, de nombreuses actions ont été accomplies et de nombreuses politiques ont été formulées en faveur des femmes. La « Gerencia de la mujer »  , une école de formation politique pour les femmes, un programme pour les femmes entrepreneurs aux ressources limitées, un budget participatif spécial pour atteindre l'égalité entre les femmes et les hommes ont été créés ;  l'égalité des sexes a été systématisée et intégrée dans les différentes politiques métropolitaines (tels que plan régional de développement concerté, le plan régional pour la sécurité des citoyens, la budgétisation participative, etc.),  des centres de prise en charge intégrée pour les femmes touchées par la violence sexuelles ont été créés etc.

Tout cela a été mis en place parce que le maire est sensible aux questions concernant le genre et reconnaît l'importance de travailler sur l'autonomisation des femmes.  Cependant je ne pense pas que le simple fait d'être une femme assure une politique axée sur le genre.

 

Commentaire original envoyé en espagnol par Ivonne Yupanqui Valderrama

Portrait de Nouha Ghosseini

Je suis Dr. A.
Nouha Ghosseini, Mairesse de Baakline au Liban et présidente de la Fédération
des Municipalités du Chouf Souayjani,  Professeure
à l'Ecole Doctorale des Sciences et Techniques, l'Université Libanaise.

Au Chouf, Le
Liban, nous sommes trois Mairesses (de six sur l’ensemble du pays où se
trouvent 1006 municipalités) sur 89 municipalités dans le Caza. Deux Mairesses
se trouvent à la Fédération des municipalités du Chouf Souayjani. Nous nous
épaulons l’une à l’autre pour bien mener nos responsabilités au sein de notre
société locale. Il en est de même à la municipalité de Baakline où j’ai réussi
(avec difficulté) à assurer la présence d’une autre femme au conseil municipal.
Quant au nombre des conseillères municipales à l’échelle du Caza du Chouf, il
ne dépasse pas le 30 de 858 postes. 

Bien évident,
le support du chef politique du parti socialiste progressiste M. Walid
Joumblatt était essentiel pour accéder au poste de Mairesses pour nous les
trois à Baakline, Ain-w-zain et à Kfarqatra. D’où l’indispensable rôle que
peuvent jouer les partis politiques en faveur de supprimer les entraves qui
empêchent les femmes d’accéder à la gouvernance et de contribuer pleinement à
la croissance et à la prospérité du Liban.

La hausse du
taux de participation des femmes à la gouvernance et au développement serait
bénéfique pour tous à plusieurs égards. Notre société aurait, sans aucun doute,
un plus gros vivier de talents, et donc un plus grand potentiel de créativité,
d’innovation et de productivité. L’implication des femmes dans le processus de
prise de décision, leur influence sur le leadership politique, le rôle qu’elles
jouent au sein de leur société locale, peuvent contrebalancer la situation
actuelle.

Il me parait
qu’une fois arrivée au poste de décision, la femme peut jouer son rôle
pleinement. Cependant, elle doit être intelligente pour ne pas provoquer sa
société.

Au plan
législatif, les Parlements et les gouvernements qui se sont succédé au Liban
avaient toujours sur leur agenda le renforcement de la participation de la
femme à la vie politique, mais ils ne l’ont jamais concrétisé.

Pour ce qui
est de la gestion interne de tous les partis libanais, ceux-ci n’ont pas de
règles claires et précises (comme la parité en France) pour renforcer la
participation de la femme dans la vie politique. De plus, la nomination à des
postes de leadership ne répond pas à un processus démocratique, mais dépend du
jugement personnel du leader du parti, ce qui diminue les chances d’accès des
femmes à de telles positions.

En ce qui
concerne les pratiques et la culture au sein des partis, la raison majeure qui
entrave la participation de la femme à la vie politique reste le manque de
confiance qu’ont, en général, tous les leaderships libanais dans les capacités
des femmes. Les candidats se trouvent choisis sur base de trois facteurs :
soit parce que le candidat peut financer la campagne, soit parce qu’il
appartient à une famille qui a de l’ampleur dans sa communauté, ou encore parce
qu’il a un grand électorat dans sa région.

Pour terminer,
je confirme que mon expérience et celle de mes collègues mairesses est
enrichissante par excellence, à la fois sur les plans public et privé. Cette
expérience a provoqué un changement majeur dans ma vie en tant que femme. Je
pense que l'amour, l'appréciation et le soutien de ma société locale me
poussent davantage à travailler avec plus de conscience, de confiance et de
sagesse pour assurer mes responsabilités. J’invite toutes les femmes
désirant  le changement et  la promotion de la condition féminine au
Liban  à exercer cette expérience.

Portrait de iKNOW Politics

Bonjour à toutes et tous ceux qui participent à ce forum. Je vis à Mexico, j'ai une association qui a pour objectif principal de promouvoir le leadership social et politique des femmes dans les différents états de mon pays (Mexique),  c’est donc dire que la question est importante et il me semble tout à fait approprié d’en faire le sujet de discussion, parce qu’à chaque fois qu’il y a des élections dans mon pays, comme les prochaines en 2015, nous regardons les listes de chaque parti pour trouver un nombre important de femmes candidates à des postes populaires  tels que celui de sénateur, député, maire et conseiller. Elles peuvent figurer dans les listes pour répondre aux quotas  cependant quand arrive le moment de définir et appliquer leur politique, un grand nombre d’entre elles, celles qui ont travaillé pour avoir ce poste, celles qui comptent sur un capital politique, finissent par négocier pour faire place aux intérêts du parti auxquels elles appartiennent. J'ai vu baisser le nombre  de femmes dans les fonctions politiques, aujourd'hui encore, nous n'avons pas de femme gouverneur (et pourtant nous en avons eu deux dans le passé). Dans les médias c’est la voix des hommes qui résonnent et peu à peu  la présence et la voix des femmes dans les espaces de prise de décision s’effacent. Et c’est pareil au niveau local, j'ai eu l'occasion de travailler avec des femmes en tête de municipalités, des conseillères  et c’est très douloureux de constater que dans de nombreux cas elles n'ont pas les connaissances de base pour remplir leurs fonctions administratives, elles ne reconnaissent pas leur leadership, leur pouvoir d'influence, l'importance des partenariats et de la négociation. 

Les femmes maires et toutes celles qui occupent un poste important  dans le domaine public, ne sont pas visible dans les médias comme le sont les hommes. Elles ont besoin d’une meilleure stratégie de communication afin que les autres femmes les connaissent et reconnaissent leur leadership qui sans aucun doute est plus que nécessaire dans notre pays. De mon point de vue, la présence des femmes dans la politique dans mon pays est diluée parce que maintenant d'autres questions occupent l'agenda public; visites présidentielles, réforme politique, violence, disparitions, mais nous ne savons pas comment les femmes participent à ces questions, ce qu'elles en pensent  et ce qu’elles proposent pour résoudre les problèmes de notre pays.

Commentaire envoyé par ACCIHAM

Portrait de iKNOW Politics

Bogotá n'a toujours pas réussi à faire élire la première femme maire de la femme, malgré des élections et ce depuis 1986. Nous avons eu seulement 3 candidates avec une réelle chance d'être élues mais elles n’ont malheuresement pas été élues. 

L'année prochaine, il y aura des élections à Bogota et il est possible qu’une femme  soit élue. J’espère que ce sera une grande administration ou des portes  se fermeront pour les femmes.

Commentaire envoyé en espagnol par Blanca Inés Durán Hernández.

Portrait de iKNOW Politics

Nous observons une évolution positive dans les exemples donnés,  le cas de Rezan Zugurli en Turquie et d'autres cas. Il est donc évident que les femmes qui ont assumé un poste de maire peuvent apporter des changements centrés sur les femmes et ont un style cognitif différent. Tout comme les femmes membres du Parlement, le côté quantitatif peut être classé comme absolument positif, cependant le réel résultat peut différer. Toutefois, l'expérience globale de femmes occupant ces postes reste une expérience fructueuse. Les facteurs sociaux dont les femmes se préoccupent aident à promouvoir une ville plus saine et sécuritaire, les femmes ont tendance à prêter attention aux détails qui affectent leur bien-être, et avec un peu de chance l’inclusion des femmes aux postes de maire de ville sera susceptible de générer des résultats positifs et encourageants.

Commentaire envoyé en anglais par Ameena Alrasheed

Portrait de iKNOW Politics

Nous avons focalisé notre recherche la dessus, nous avons même publié un ouvrage sur la participation politique des femmes dans les pays du Mercosur à l'Université Uniciencia de Colombie. Le défi est de répondre non seulement aux lois sur les quotas mais aussi de promouvoir la démocratisation au sein des partis politiques.

Commentaire envoyé en espagnol par SUCAMPA

Portrait de iKNOW Politics

Au Nicaragua, grâce une réforme de la loi électorale de mai 2012, il a été établi que les listes de candidats des partis politiques devaient être paritaires (Loi 331, art. 82). Lors des élections des autorités municipales de cette année, cette réforme a eu pour résultat l’élection de 55 femmes  maires sur un total de 153 municipalités (36%).  Il est certain que compter sur un cadre juridique favorable représente une grande opportunité, mais il y a des obstacles à surmonter à la fois au niveau des institutions politiques et au niveau de la société elle-même. Certains partis politiques ont réformé leur politique pour garantir l'accès des femmes et des hommes à des postes internes également, suite à la gestion politique des femmes. Nous avons du retard en ce qui concerne la préparation politique des femmes et des hommes, mais il y a une augmentation progressive des femmes dans la prise de décision au niveau national et régional dans les partis politiques et une ouverture progressive de nouvelles opportunités pour le renforcement de la participation politique des femmes.

Commentaire envoyé en espagnol par Marlene Alvarez

Portrait de iKNOW Politics

Je pense qu’en tant que femme, il ne suffit pas d'être politiquement prête, nous devons aussi apprendre à l’être tout en connaissant les lois municipales dans les moindres détails  et nous former dans l'administration publique pour ne pas commettre d’erreurs ou être amenées à en commettre. L'expérience de la maire de Lima, Susana Villar, est un exemple frappant de la façon dont il faut aussi combattre l'intimidation politique. Elle est formée,  a réalisé de grands projets de construction et a mis en œuvre de nombreuses réformes pour la ville de Lima, bien plus que tout autre maire qui l'ait précédé, mais par le simple fait d'être une femme, elle a été critiquée; ses adversaires ont profité de la moindre erreur  pour la discréditer. 

L'avantage d'avoir une femme maire est qu’elle luttera avec plus de conviction contre la corruption.

Commentaire envoyé en espagnol par IvoncitaGo.

Portrait de MARIPAO

Il y a t-il des avantages à avoir une femme maire? Les villes dirigées par des femmes maires sont-elles plus sensibles aux besoins et aux droits de la femme?

Il y a des avantages uniquement si elle est sensibilisée sur les questions de genre et si elle met en œuvre des mesures positives pour améliorer la condition des femmes dans son gouvernement ; Il n’y a aucun avantage à ce qu’elle soit une femme si elle n’est pas sensibilisée sur les questions de genre. De plus, il faut aussi qu’elle soit professionnellement formée pour diriger l'administration publique.

Les villes dirigées par des femmes ne sont pas nécessairement plus sensibles aux besoins et droits des femmes. La sensibilité aux besoins et aux droits des femmes ne se limite pas seulement au sexe de la personne en tête de la ville.

Portrait de roxanasilvach

En Équateur, la constitution marque un échelon important dans la protection des groupes prioritaires, vu que les actions de l’état sont axées sur des politiques d'inclusion. Dans mon cas, en tant que conseillère nationale électorale, j’ai contribué à la mise en œuvre de mesures affirmatives  à l’échelle électorale. Malgré les règles du pays qui exigent des listes paritaires (50/50) et alternées, ainsi que diverses initiatives qui favorisent la participation politique des femmes,  la participation effective des femmes dans les gouvernements locaux du pays est encore très faible.

Lors des élections du 23 Février 2014, les candidatures devaient être paritaires et cela a été respecté:

16 317 candidats (57,9%)

Et 11 863 candidates (42,1%),

 Malgré cela,  cette parité ne s’est pas vue transférée lors des résultats électoraux:

4184 hommes élus  (74,3%)

Et 1444 femmes élues: 1444 (25,7%)

Actuellement, en Equateur nous comptons:

- 2 femmes préfets, soit l'équivalent de 9,5%  des préfectures (23 au total)

- 16 femmes maires, ce qui équivaut à 7,8% des mairies (221 294 au total)

-294 conseillères municipales urbaines, soit  33,7% des municipalités urbaines (867 au total)

-109 conseillères municipales rurales, ce qui équivaut à 24,4% des municipalités rurales (487)

-1023 femmes membres de conseils paroissiaux, soit l'équivalent de 24,8% sur un total de 4079.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes, la participation locale des femmes équatoriennes continue de baisser. Ce que je peux en déduire c’est que les femmes continuent d’être reléguées à la sphère privée, avec une faible participation dans la sphère publique ou encore plus faible dans la vie politique.

Cependant, en Équateur l’apparition d’un phénomène sans précédent marque un jalon dans l'histoire de la participation politique des femmes. Lors des élections générales du 17 Février 2014, 38,2% des élus à l'Assemblée nationale étaient des femmes et 61,8% des hommes. De plus, actuellement, le président et les deux vice-présidents de ce pouvoir de l'Etat, sont des femmes. Compte tenu de cette situation, plusieurs questions interpellent les institutions à renforcer davantage la participation. Il y  a encore un long chemin à parcourir, mais il est important de continuer à progresser, de façon effective, afin d’atteindre une égalité réelle.

Portrait de iKNOW Politics

Une femme occupant un tel poste doit faire face à des défis tous les jours. Si la femme commet la moindre erreur, elle est jugée mais si un homme commet une erreur  il est excusé parce qu’il est un homme. Le défi à relever pour les femmes est de constamment devoir lutter pour atteindre leurs objectifs et être toujours prêtes pour la moindre éventualité. 

Commentaire envoyé en espagnol par Melania (Pérou).

Portrait de iKNOW Politics

Comme clairement déclaré par les dirigeants du monde dans le document final du Sommet mondial de 2005, ''Le progrès pour les femmes est un progrès pour tous. '' L'égalité n’est pas seulement un objectif louable, mais un moyen prouvé  d'accélérer le développement humain ".

Basons notre analyse sur ce précepte en parlant du rôle des femmes, non seulement dans nos sociétés aujourd'hui, mais dans le processus de prise de décision en politique aussi.

Commentaire original envoyé en anglais para Mamadou Oury Diallo

Portrait de iKNOW Politics

C’est un gros problème pour certaines organisations de la société civile et  acteurs concernés de faire élire des lesbiennes et des bisexuelles militantes au poste de maire. Ce fut le cas de Mary Yabonette Conteh, coordonnatrice nationale du Centre des femmes pour la bonne gouvernance et droits de l'homme (WOCEGAR ) dans la ville de Makeni, dans le nord de la Sierra Leone (Afrique de l'Ouest). Elle a  aspiré au poste de maire en 2012. Elle n’a pas été élue car elle est  une grande défenseuse des droits des lesbiennes et bisexuelles et à ce jour son organisation, WOCEGAR et son équipe sont confrontés à la discrimination et l'exclusion dans toutes les questions de développement sous le gouvernement actuel APC. Ils affirment que les femmes ne devraient pas plaidoyer pour les lesbiennes et des bisexuelles, mais au niveau national nous avons besoin de plaidoyer pour que toutes les femmes participent à la vie politique, indépendamment de ce que/ qui vous êtes.

Commentaire original envoyé en anglais par Mary.

Portrait de TERESA CHARA DE LOS RIOS

A Huánuco, au Pérou, chaque fois qu'il y a des élections, on observe qu’il y a moins de candidatures de femmes au poste de maire. L'un des principaux obstacles est le financement. Les femmes candidates n’ont pas de soutien financier des partis, ni de l'État. Cela les oblige à utiliser leurs propres fonds personnels et peu de femmes sont prêtes à le faire parce que généralement les femmes mettent en premier les dépenses du foyer ou des enfants avant une campagne électorale. Aussi le leadership des femmes au sein des partis et mouvements politiques est encore très faible.

Il y a certaines personnes qui sont prêtes à financer la campagne d’une candidate, mais à condition qu’une fois les élections gagnées, elles mettent en marche des travaux ou favorisent les projets effectués par l’entité municipal.