Notre voix

Réseau mondial de connaissances, iKNOW Politics est un forum d'échange d'informations et de savoirs grâce à des outils en ligne, notamment les cercles de discussion. Cette fonction a pour but d'inciter les utilisateurs et les membres à entamer un dialogue actif autour de sujets de leur choix permettant de mettre en lumière les défis particuliers auxquels sont confrontés les femmes dirigeantes et candidates. Les membres sont invités à lancer de nouveaux cercles de discussion et à apporter leur contribution aux discussions actuellement en cours en anglais, français et espagnol. En outre, les membres peuvent profiter des cercles de discussion pour demander aux experts de iKNOW Politics des informations et de l'aide sur des points précis.

Canada: À Voix Égales en cette journee internationale des femmes 2010

Submitted by iKNOW Politics on Lun, 2010-03-08 14:34
Résumé: 

À la veille de la Journée internationale des femmes, À voix égales lance Soyez cette femme ou appuyez-la, une campagne d’action visant à insuffler aux femmes le goût de se présenter aux élections, ou d’appuyer d’autres femmes qui souhaitent le faire. Cette campagne d’action veut fournir des solutions pratiques pour pallier le faible nombre de femmes occupant des charges électives à tous les échelons du Canada.

Corps: 

pour plus d'informations, veuillez visiter le site web de À Voix Égales


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Irak: Elections Irakiennes: les femmes

Submitted by iKNOW Politics on Ven, 2010-03-05 13:31
Résumé: 

Grâce au quota soutenu par les Américains, qui impose au moins un quart de femmes au sein du Parlement, ces dernières ont commencé à se faire une place dans le système politique irakien. Mais si elles profiteront de cette règle pour la deuxième fois lors des élections dimanche, elles ont déjà pu constater que le nombre seul ne suffit pas forcément à peser davantage.

Corps: 

Pour plus d'informations, veuillez visiter le site web de nouvelleOBS.com


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Mondiale: La femme, l'étalon des démocraties

Submitted by iKNOW Politics on Ven, 2010-03-05 10:38
Résumé: 

Partout, au coeur des combats politiques fondamentaux, le sort fait aux femmes est la mesure de la démocratie. Tant il est vrai que la liberté de la femme est le critère suprême de la liberté de l'Homme.

Corps: 

Pour plus d'informations, veuillez visiter le site web de l'Express


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IPU: Une nouvelle étude montre que les objectifs de Beijing concernant les femmes en politique ne sont toujours pas atteints

Submitted by iKNOW Politics on Mer, 2010-03-03 10:44
Résumé: 

New York/Genève, le 3 mars 2010 - N° 336

Si l’on fait le bilan de la représentation des femmes dans la vie politique aujourd’hui, il n’y a pas de quoi s’extasier. Quinze ans après la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, à Beijing, il y a certes eu des progrès dans les parlements et les gouvernements, mais l’objectif de parité est encore loin d’être atteint dans de trop nombreux pays. Selon les termes employés par le Secrétaire général de l’Union interparlementaire (UIP), Anders B. Johnsson, « Certes, les choses se sont améliorées, mais absolument pas autant que nous le voudrions ».

Corps: 

Telle est la principale conclusion d’une nouvelle étude sur les avancées et reculs des femmes dans les parlements que publie l’UIP. Cette enquête sort en même temps que Les femmes en politique : 2010, planisphère produit en coopération avec la Division de la promotion de la femme de l’ONU, montrant le nombre de responsables politiques femmes par pays et par région.

Parlements

Début 2010, la moyenne mondiale de femmes dans les parlements était de 18,8 %, contre 11,3 % en 1995, ce qui équivaut à une progression de 0,5 point par an. Mme Rachel Mavanja, Conseillère spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la problématique hommes-femmes et la promotion de la femme, a relevé que le Conseil économique et social de l’ONU avait établi un objectif de 30 % de femmes aux fonctions dirigeantes qui devait être atteint en 1995. « Nous sommes à des lieues de cet objectif, mais nous sommes déterminés à mener à bien le programme établi à Beijing. Nous ne pouvons nous permettre de prendre davantage de retard dans les mesures concernant les objectifs d’égalité des sexes, notamment en ce qui concerne la représentation des femmes en politique ».

Si, d’une manière générale, les progrès sont lents, certains pays avancent à un rythme plus soutenu que d’autres. Les chambres parlementaires à avoir atteint l’objectif des 30 % sont désormais au nombre de 44 (soit 16,7 %), dans 38 pays, soit six fois plus qu’en 1995, où seules sept chambres réparties dans sept pays avaient atteint cet objectif. Les chambres comptant plus de 30 % de femmes sont diverses et variées. Elles sont 16 en Europe, 13 sur le continent américain, 11 en Afrique, et quatre dans la région Asie-Pacifique. A l’autre bout du spectre, le nombre de chambres comptant 10 % de femmes ou moins a diminué de plus de moitié, passant de 62 % en 1995, à 27 % aujourd’hui.

Néanmoins, il est indéniable que l’émancipation des femmes en politique demeure difficile dans toutes les régions. Plusieurs parlements n’ont jamais compté qu’une poignée de femmes et le nombre de chambres ne comptant pas la moindre femme n’a pas tellement diminué (elles étaient 13 en 1995 et sont encore 10 aujourd’hui). L’augmentation du nombre de femmes aux fonctions dirigeantes au Parlement a été beaucoup plus lente que l’accès au Parlement lui-même. Malgré une progression depuis 1995, où elles étaient 24, début 2010 on ne dénombre toujours que 35 femmes à la tête de chambres parlementaires.

Fonctions ministérielles

En ce qui concerne les femmes au sein de l’Exécutif et les femmes chef d’Etat, dans l’ensemble, les progrès sont encore plus lents qu’au Parlement. Comme le montre la Carte mondiale des femmes en politique, il n’y a que neuf femmes sur 151 chefs d’Etat élus (soit 6 %), en 2010. Elles étaient huit en 2005.

En moyenne, les femmes détiennent 16 % des portefeuilles ministériels. En tout, 30 pays comptent plus de 30 % de femmes au sein de l’Exécutif, à commencer par le Cap-Vert, l’Espagne, la Finlande et la Norvège, où elles représentent plus de 50 % du gouvernement. Inversement, le nombre de pays sans femme au gouvernement a augmenté, passant de 13 en 2008, à 16 en 2010. Les premiers pays concernés sont ceux de la région arabe, des Caraïbes et les îles du Pacifique.

Par rapport à 2008, on note toutefois une diversification des portefeuilles confiés aux femmes, bien qu’elles détiennent toujours principalement les portefeuilles touchant aux affaires sociales, à l’enfance et à la jeunesse, à la condition de la femme et, de plus en plus, à l’environnement.

On trouvera des informations détaillées sur la page web IPU.

Fondée en 1889 et établie à Genève (Suisse), l'UIP, doyenne des organisations politiques internationales, rassemble plus de 150 parlements nationaux et huit assemblées régionales associées. L'organisation mondiale des parlements dispose également d'un bureau à New York en tant qu'Observateur permanent auprès de l'ONU.

Contacts:

A Genève: Mme Luisa Ballin, Chargée de l’information. Tél. : ++41 22 919 41 16, Courriel : lb@mail.ipu.org et cbl@mail.ipu.org

A New York: Mme Julie Ballington, Chargée de programme, Programme du partenariat entre hommes et femmes. Tél. : ++1 202 557 58 80; Courriel : jb@mail.ipu.org


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Elections présidentielles au Rwanda

Submitted by iKNOW Politics on Mer, 2010-02-24 00:00
2010-08-09 13:55
2010-08-10 13:55
Etc/GMT
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Pays: 
Rwanda
Description: 

La prochaine élection présidentielle au Rwanda, deuxième scrutin présidentiel depuis le génocide de 1994, aura lieu le 9 août 2010.
La campagne électorale pour ce scrutin se déroulera du 20 juillet au 8 août 2010. La première élection présidentielle organisée au Rwanda après le génocide de 1994 qui a avait eu lieu en 2003, elle avait été remportée par M. Kagamé, président du Front patriotique rwandais (FPR), l'ex-rébellion tutsie qui a mis fin au génocide en juillet 1994.
iKNOW Politics vous invite à échanger autour des élections plus particulièrement de la candidature Mme Victoire Ingabire Umuhoza.


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Entretien avec Nilcéa Freire, Ministre du Secrétariat spécial pour la promotion de la femme (SPM) du Brésil

Submitted by iKNOW Politics on Dim, 2010-02-21 20:29
Résumé: 

“Les partis, qu'ils soient de gauche ou de droite, sont le reflet de la société. Les hommes font preuve de machisme aussi dans les partis, ils ont beaucoup de mal à faire de la place. Il existe aujourd'hui une forte concurrence entre eux et ils ne souhaitent pas qu'elle s'étende aux femmes. C'est la raison pour laquelle le changement dépend davantage de l'engagement des femmes. De plus en plus de femmes sont conscientes du fait qu'il n'est pas possible d'arriver au pouvoir sans partis, ce qui contribue à créer au sein des partis une masse critique de femmes susceptible de porter à leur transformation”.

Corps: 

iKNOW Politics: Merci beaucoup, Madame la Ministre, de nous recevoir. Je voudrais commencer par vous demander de nous parler de votre trajectoire politique. Comment a-t-elle débuté? Quelle en a été l'inspiration? Le fait que vous soyez une femme a-t-il constitué un obstacle particulier?

Nilcea Freire
Nilcéa Freire: Je fais de la politique depuis que je suis toute jeune. J'ai commencé à l'université, dans le mouvement étudiant. Je militais au Parti communiste du Brésil. C'était l'époque de la dictature militaire et nous étions dans la clandestinité. J'ai fui au Mexique (1975-1977), où j'ai poursuivi des études, que j'ai toutefois interrompues dès mon retour au Brésil. Cela fait très longtemps que l'activité politique fait partie de ma vie, en parallèle de mon activité professionnelle. Je suis médecin de formation et professeur à l'université. Après quelques années de travail, j'ai été choisie pour occuper le poste de Recteur de l'Université de l'Etat de Rio de Janeiro (2000-2003). A la fin de mon mandat de recteur de l'université, je suis entrée au ministère à l'invitation du Président Luiz Inácio Lula da Silva (2004). Mon engagement politique s'est exprimé sous la forme du militantisme dans un parti, je n'ai jamais été candidate. J'appartiens depuis 1989 au Parti des travailleurs (PT).

Je crois que nous avons toutes la sensation que nos choix nous font subir un certain isolement, que nous n'avons personne avec qui les partager. C'est particulièrement le cas lorsque l'environnement dans lequel on se trouve est majoritairement masculin, ce qui est mon cas depuis que je suis étudiante. Dans le mouvement estudiantin, la direction de mon parti était en majorité masculine, nous étions tout juste deux femmes. C'est le cas à gauche comme à droite et cette caractéristique culturelle machiste existe dans tous les partis.

A l'Université de l'Etat de Rio de Janeiro, où j'ai travaillé toute ma vie, l'environnement est plus progressiste et ces questions ne se posent pas de façon explicite, mais elles existent tout de même sur un plan plus subtil. Quand on m'a confié les fonctions de recteur, les hommes aussi étaient favorables à ce choix. Toutefois, quand j'ai pris mes fonctions, mes collègues ont eu du mal à savoir comment se battre et se mettre en contact avec moi dans ce nouveau cas de figure. Sur le plan hiérarchique, je me trouvais au-dessus d'eux, ce qui a créé de fortes attentes avant que tout le monde ne s'habitue. Le mythe veut que nous, les femmes, nous soyons très fragiles émotionnellement, que nous puissions perdre le contrôle à tout moment. C'est l'image qu'on avait de moi avant de se rendre compte qu'il n'en était rien, que je ne correspondais pas aux stéréotypes. Le plus important, toutefois, est le fait que les femmes souffrent d'une forte surcharge de travail. J'ai accompli tout mon parcours avec deux enfants petits, dont je m'occupais presque seule. J'appartiens à la classe moyenne brésilienne, ce qui signifie que j'ai pu m'offrir les services d'une domestique rémunérée pour m'aider, mais il n'en reste pas moins que c'était difficile de laisser les enfants petits pour aller faire de la politique et mener des activités professionnelles. Beaucoup de femmes n'y arrivent pas: elles n'ont personne à qui laisser les enfants, personne avec qui partager les tâches du quotidien.

C'est un obstacle important, parce que le mythe veut aussi que les femmes n'aiment pas la politique. Personne ne leur, ne nous, demande pourquoi nous en sommes absentes. Il y a longtemps déjà, on a demandé à une femme syndicaliste: "Pourquoi n'es-tu pas à la direction du syndicat? Tu as des idées excellentes, pourquoi ne t'es-tu pas présentée à la direction du syndicat?” Et elle a répondu: “Pourquoi? Quand mon mari sort de l'usine et va au syndicat, personne ne lui demande des comptes et il ne m'a jamais demandé si j'aimerais qu'il rentre à la maison un soir par semaine pour s'occuper des enfants et préparer le repas, pendant que je vais moi au syndicat à la sortie de l'usine. Je sors de l'usine et je rentre à la maison m'occuper des enfants et préparer le repas, je n'ai pas le temps de devenir dirigeante syndicale”.

iKNOW Politics: "Vous qui occupez désormais des fonctions haut placées au sein du ministère chargé de la condition de la femme, quelles sont selon vous les possibilités d'un réel changement politique?

Nilcéa Freire: Occuper un poste comme celui-ci constitue une occasion unique. Nous les femmes, nous ne devons jamais oublier ce que cela nous a coûté d'arriver jusque là. Au Secrétariat spécial de la promotion de la femme (SPM), nous étudions la reformulation de la législation électorale brésilienne concernant les quotas de femmes. Au Brésil, la loi sur les quotas exige des partis qu'ils réservent au moins 30% des places sur leurs listes aux femmes. Toutefois, si un parti ne respecte pas ce chiffre, il ne s'expose à aucune sanction. Si le parti déclare: “Nous n'arrivons pas aux 30% de femmes”, il ne se passe rien. Les retombées de cette loi sont donc très limitées. Nous sommes en train d'évaluer ce qu'il serait possible de faire pour faire évoluer la situation. Au Brésil, le scrutin est nominal, ce qui rend la mise en œuvre des quotas plus difficile. Nous devons au moins trouver le moyen de rendre ces 30% efficaces. A l'heure actuelle, 10% seulement des membres du congrès sont des femmes.

iKNOW Politics: Les normes et le cadre normatif comptent, mais ne suffisent pas. Il faut des changements structurels et notamment faire évoluer la mentalité de la société. Quelles sont les stratégies mises en place par le gouvernement du Président Lula da Silva sur ce plan?

Nilcéa Freire: Nous agissons sur différents fronts, dont le front culturel, qui me paraît très important. Nous intervenons plus précisément dans les écoles, où il est possible de transmettre très vite aux garçons comme aux filles une autre vision du monde. Depuis 2005, il existe un programme intitulé Genre et diversité, qui a pour but d'apprendre aux enseignants des matières de base comment aborder les questions de genre, de race, d'ethnie et de préférences sexuelles avec les enfants. Ce programme est conçu pour les enfants de neuf à onze ou douze ans, quasiment jusqu'à l'adolescence. Quatorze mille enseignants dans tout le Brésil ont bénéficié de cette spécialisation, qui a été élargie cette année. Il s'agit d'un enseignement à distance (e-learning). Nous voulons nous attaquer à l'éducation formelle car l'éducation, si elle peut être un instrument de modernisation de la société, peut tout aussi bien être utilisée pour préserver les préjugés et le statu quo.

Nous travaillons sur un autre front, à savoir l'appui aux campagnes que nous proposent les organisations de la société civile. L'année dernière, nous avons lancé une campagne intitulée: “Je m'engage en faveur des femmes au pouvoir”. L'outil principal de cette campagne est un site Internet, sur lequel nous recueillons des informations et entreprenons des analyses concernant la participation des femmes à la vie politique. Dans le cadre de cette campagne, nous avons aussi offert à toutes les candidates et tous les candidats une plate-forme politique pour les élections municipales de 2008. Cette plate-forme est le fruit du travail, non seulement du SPM, mais aussi du Conseil national des droits de la femme (CNDM), enceinte rassemblant des instances des partis politiques brésiliens consacrées aux femmes, que nous soutenons. Tous les partis, de droite comme de gauche, y sont réunis. Nous avons lancé cette plate-forme au moyen de spots radiophoniques, d'affiches et de slogans et les candidates y ont fait appel pour leur campagne.

A ce qui précède viennent s'ajouter les programmes permanents et les projets du SPM et du gouvernement visant à défendre et renforcer l'autonomie des femmes, particulièrement dans le monde du travail, tant pour les femmes qui vivent dans les zones urbaines que pour celles qui vivent dans la campagne brésilienne. Défendre l'autonomie de ces femmes signifie souvent revenir aux choses les plus fondamentales, par exemple s'assurer qu'elles disposent de papiers d'identité. Quand nous sommes arrivés au gouvernement, presque trois ou quatre millions de ces femmes ne disposaient même pas de carte d'identité, qui constitue leur principal document officiel d'identité. Elles ne pouvaient donc pas avoir accès aux programmes de crédits proposés par le gouvernement. Œuvrer en faveur de l'autonomie signifie élargir les perspectives d'emploi et d'accès au marché du travail et, par ailleurs, créer des conditions propices à une qualité de vie minimum.

C'est dans ce but que nous avons organisé deux conférences nationales sur les femmes, la première en 2004 et la seconde en 2007. Il s'agit de processus participatifs qui commencent par des conférences municipales, auxquelles succèdent des conférences régionales, pour arriver à la conférence nationale. La première a réuni mille huit cents déléguées de tout le Brésil, au terme d'un processus qui a vu la participation de cent vingt mille femmes. La seconde, qui a rassemblé en 2007 deux mille huit cents déléguées, a été le point fort d'un processus auquel deux cent vingt mille femmes ont participé. La première conférence a permis d'élaborer les principes et les lignes directrices du premier plan national de promotion de la femme et la seconde de revoir ce plan, qui a été élargi, notamment pour inclure d'autres contributions. Nous sommes en pleine mise en œuvre des accords passés au cours de cette seconde conférence. En outre, le plan n'engage pas seulement le SPM, mais aussi les ministères du gouvernement de Lula da Silva: travail, éducation, santé, développement social, science et technologie, etc. Tous les ministères sont concernés par les onze chapitres de ce plan, qui vont de l'éducation inclusive et non sexiste jusqu'à la question des femmes et du pouvoir.

iKNOW Politics: Vous jouissez d'une longue expérience du militantisme au sein de partis politiques. Quelle est votre vision de la participation des femmes au travail des partis? Quelles seraient vos suggestions de changement ou d'amélioration?

Nilcéa Freire: La relation entre les femmes et les partis politiques et la politique officielle est extrêmement délicate. Au départ, le féminisme traditionnel (et encore aujourd'hui certains courants sont de cet avis) a radicalement remis en cause le militantisme des femmes dans les partis politiques. Pendant des années, au Brésil, les femmes qui militaient dans le mouvement féministe étaient farouchement opposées aux partis politiques. Le mouvement féministe se positionnait comme un mouvement d'inspiration libertaire, tout ce qui posait des limites était rejeté. Au Brésil, une ligne de démarcation claire a séparé les femmes autonomes appartenant au mouvement féministe de celles qui ont décidé de s'engager dans les partis. De façon générale, les femmes qui revenaient d'exil, qui avaient déjà milité dans un parti politique, ont opté pour cette seconde solution, mais elles n'ont pas été nombreuses, ce qui explique que nous continuions à être minoritaires au sein des partis.

Les partis, qu'ils soient de gauche ou de droite, sont le reflet de la société. Les hommes font preuve de machisme aussi dans les partis, ils ont beaucoup de mal à faire de la place. Il existe aujourd'hui une forte concurrence entre eux et ils ne souhaitent pas qu'elle s'étende aux femmes. C'est la raison pour laquelle le changement dépend davantage de l'engagement des femmes. De plus en plus de femmes sont conscientes du fait qu'il n'est pas possible d'arriver au pouvoir sans partis, ce qui contribue à créer au sein des partis une masse critique de femmes susceptible de porter à leur transformation.

Vous voyez que, bien souvent, c'est la pression qui paie. Prenez par exemple le cas de Michelle Bachelet, au Chili. Elle n'était pas la candidate de prédilection de son parti, bien au contraire. Le parti n'a appuyé sa candidature que lorsqu'il a eu connaissance des sondages d'opinion. C'est dans ces cas-là que le parti dit: "Cette femme bénéficie du soutien des électeurs, appuyons-la”. Il est illusoire de penser que les partis politiques se transformeront sans effort. Nous n'obtiendrons rien tant que durera le rapport de force dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui: peu de femmes organisées contre beaucoup d'hommes. On ne tient pas compte de nous? Il faut que nous fassions pression. La pression exercée du dehors sur les partis ne suffit pas non plus, il faut aussi faire pression de l'intérieur. Mon parti, le Parti des travailleurs (PT), a été le premier du Brésil à adopter des quotas de femmes pour la composition de sa direction, les nominations et les listes électorales pour la direction du parti. Il faut 30% de femmes, quel que soit le cas de figure. Ce n'est pas facile de lutter de l'intérieur, c'est difficile, car les lois fondamentales de la physique nous apprennent que deux corps ne peuvent occuper le même espace en même temps. Pour que l'un entre, l'autre doit partir. Pour qu'une femme arrive au pouvoir, un homme doit le quitter. Nous somme là pour nous battre et la première étape consiste à être tout simplement là.

iKNOW Politics: Vous avez fait beaucoup de formation. Comment voyez-vous le renouvellement de la classe dirigeante des femmes engagées dans la politique au Brésil? Auriez-vous des propositions à faire pour renforcer ce processus?

Nilcéa Freire: Nous nous réjouissons de voir que le renouvellement des dirigeantes va bon train au Brésil. Voici quelques années, rares étaient les jeunes femmes impliquées dans les activités du mouvement des femmes. Aujourd'hui, il existe un beau mouvement de jeunes féministes, qui ne cesse de se développer. Ce mouvement, qui a joué un rôle de premier plan lors de la Conférence nationale sur la condition de la femme, en 2007, continue à se développer. Ces femmes disposent d'une sorte de réseau couvrant tout le territoire national, ainsi que de représentantes dans tous les états brésiliens et une rencontre de jeunes féministes a été organisée l'année dernière.

Par ailleurs, le SPM soutient l'Union nationale des étudiants (UNE) et, en son sein, UNE Mujer (la section féminine), qui s'efforce de créer des noyaux de femmes dans toutes les universités. Ces femmes sont en train de réaliser une étude, un travail de mobilisation, une campagne en faveur de la légalisation de l'avortement au Brésil et elles travaillent sur la question des droits sexuels et reproductifs. Nous encourageons ce type de participation et de formation politique, car nous considérons que nous manquons d'espaces de formation, gouvernementaux et non gouvernementaux. Je ne parle pas de petits programmes de formation, mais de programmes plus importants, susceptibles d'autonomiser réellement les jeunes femmes. Il faut qu'elles sachent que ce n'est pas facile, que des obstacles existent, mais qu'il est possible de les surmonter. Je n'oublie jamais que j'ai une petite fille de sept mois et que beaucoup de chemin reste encore à parcourir pour qu'elle vive dans un monde plus égalitaire. Il ne faut pas que les femmes de demain doivent payer leur autonomie aussi cher que nous, qui sommes plus âgées. Nous avons souvent dû payer le prix fort pour devenir plus indépendantes, autonomes, et arriver là où nous en sommes aujourd'hui.

iKNOW Politics: Quel a été l'importance des réseaux dans votre travail?

Nilcéa Freire: Les réseaux sont fondamentaux. Au départ, j'ai parlé de la sensation d'isolement, que l'on œuvre au sein d'une instance non gouvernementale ou au gouvernement, ou encore dans un parti. On se sent souvent seule, on a l'impression d'être la seule à avoir des problèmes, car les femmes ont toujours tendance à culpabiliser pour tout. Il existe une dimension culturelle, liée à la notion de "péché originel". Il est très important de réaliser que d'autres ont des problèmes, que nous n'en portons pas la responsabilité, qu'il sont structurels et dépendent de la société, que d'autres femmes se trouvent dans la même situation et que ce n'est pas seule, mais en partenariat avec d'autres, qu'il sera possible de trouver des solutions, car elles ne seront pas individuelles. Une mentalité différente apparaîtra au fur et à mesure que grandira le nombre de femmes qui se sentent concernées. Pour moi, c'est le but d'un réseau, à savoir offrir des possibilités qui ne se présentent pas souvent dans le contexte individuel.

iKNOW Politics: Pour terminer, en votre qualité de ministre, quels sont les trois objectifs que vous vous donneriez dans un avenir proche? Comment aimeriez-vous qu'on se souvienne de vous?

Nilcéa Freire: L'un de mes objectifs consiste à veiller à la mise en œuvre de la loi “María da Penha", la loi contre la violence à l'égard des femmes au Brésil. Cette loi est le fruit de la lutte menée par les femmes brésiliennes, sanctionnée par le Président en 2006. Je souhaite également développer la participation politique des femmes en oeuvrant en faveur de la révision de la législation sur les quotas, afin qu'elle entre en vigueur pour les élections de 2010. En troisième lieu, je me fixe comme objectif de consolider la dimension transversale de la perspective du genre dans la politique de l'Etat brésilien et même, comme résultat de ces avancées, de permettre l'élection d'une femme à la Présidence du Brésil fin 2010.


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54ème Session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies

Submitted by iKNOW Politics on Dim, 2010-02-21 00:00
2010-03-01 10:01
2010-03-12 10:01
Etc/GMT
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Ville et Province ou Etat: 
New York
Pays: 
Etats-Unis
Description: 

54ème session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, qui débattra de l’analyse après quinze ans de la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing (1995), ainsi que des conclusions de la vingt-troisième session spéciale de l’Assemblée générale (2000), et de leurs liens avec la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.


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Algérie: L’UNFA en action : La participation de la femme algérienne en politique

Submitted by iKNOW Politics on Sam, 2010-02-20 00:00
Résumé: 

Le bureau de l’Union nationale des femmes algériennes (UNFA) de Sétif a organisé, ce samedi, une conférence débat sur la promotion de la femme dans le champ politique en Algérie.

Corps: 

Pour plus d'informations veuillez visiter le site web de setif


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Les femmes et la décentralisation au Mali

Au Mali depuis la conférence de Beijing les autorités s’efforcent tant bien que mal à impliquer davantage de femmes en politique.

Irak: Le poids des femmes dans la vie politique irakienne

Submitted by iKNOW Politics on Thu, 2010-02-18 00:00
Résumé: 

Selon la Constitution irakienne 25% des sièges au Parlement devraient revenir aux femmes. Les élections prévues le 7 mars prochain seront une occasion pour elles de faire appliquer la loi. A ce jour, les quelques élues du précédent scrutin de 2005 n'ont pas vraiment pesé sur les décisions du parlement

Corps: 

Pour plus d'informations, veuillez visiter le site web de courrier international


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