«La politique, c’est aussi notre affaire à nous, les femmes»

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avril 5, 2017

«La politique, c’est aussi notre affaire à nous, les femmes»

Comment les questions liées aux genres se sont-elles imposées dans les campagnes présidentielles? Décryptage historique des professions de foi des candidats à travers trois grands domaines: la contraception et l’avortement, la participation des femmes au marché du travail et l’égalité salariale.

En 1974, un premier visage féminin, celui d’Arlette Laguiller, apparaît sur les professions de foi des candidats à l’élection présidentielle. Deux présidentielles au suffrage universel direct se sont déjà tenues avec, à chaque fois, une liste égrenant seulement des noms masculins.

Dans les propositions des candidats, alors, pas ou peu d’allusions aux droits des femmes. Seul François Mitterrand s’est risqué, en 1965, à proposer de permettre «la régulation des naissances» et «d’abroger la loi de 1920 qui criminalise l’avortement». Une fois au second tour, il insiste, promettant d’«assurer la sécurité et la dignité de la femme». Le candidat d'union de la gauche va perdre face à l’homme qui incarnait –et incarne toujours– l’essence de la Ve République, Charles de Gaulle, mais ces petits livrets qui peuplent les boîtes aux lettres des Français avant chaque élection vont, au fur et à mesure des années, se garnir de nouvelles propositions et d’éléments de langage qui, à eux seuls, permettent de décrire la vision qu’ont les candidats de leurs électrices potentielles.

Cliquez ici pour lire le reste de l’article publié par Slate le 2 avril 2017.

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Auteur: 
Paméla Rougerie
Année de publication: 
2017