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Afrique sub-saharienne
Les femmes jouent depuis des générations un rôle plein et entier dans la politique locale de l'Afrique sub-saharienne. Dans un grand nombre de sociétés, les femmes exerçaient le pouvoir politique par le truchement de droits de veto, participaient à des conseils réservés aux femmes, ou détenaient des positions d'autorité (héritées ou élues). Malgré ce rôle traditionnel, le droit de vote et les droits politiques formels ont été accordés aux femmes de l'Afrique sub-saharienne nettement plus tard que dans nombre d'autres régions. Cependant, la participation des femmes à la vie politique de la région est en train de reprendre.
Ces dernières années, les femmes ont remporté des victoires électorales significatives à tous les échelons de la prise de décision. Parmi les femmes dirigeantes de premier plan se trouve Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, Vice-présidente de l'Afrique du Sud, ainsi que Mme Luis Diogo, Premier ministre du Mozambique. Des femmes ont rempli les fonctions de président par intérim au Burundi et en Guinée-Bissau, mais l'élection, en 2006, d'Ellen Johnson-Sirleaf au poste de Président du Liberia constitue sans doute la plus grande conquête enregistrée par les femmes actives dans la politique de haut niveau en Afrique. A l'échelon municipal, les femmes occupaient en 1999 41 % des sièges dans les conseils municipaux de Namibie et plus de 52 dans ceux des Seychelles. Des milliers d'autres femmes élues à l'échelon local sont actuellement en train d'acquérir les compétences nécessaires pour accéder à des postes d'envergure nationale.
En dépit du fait que la région est la plus pauvre du monde, la représentation féminine dans les instances législatives des pays sub-sahariens est supérieure à celle de bien des pays plus affluents et elle ne cesse d'augmenter. Au Mozambique, 87 femmes ont été élues en 2004 au parlement de 250 sièges et représentent donc 35 % de ses membres. La même année, 131 femmes ont été élues au parlement sud-africain, qui compte 400 parlementaires. Le nombre de femmes siégeant au parlement a atteint 30 % en Afrique du Sud, au Burundi, en Namibie, en République-Unie de Tanzanie et au Rwanda. Encore plus impressionnant peut-être, les femmes représentent désormais 49 % du Parlement rwandais, le pourcentage de représentation féminine le plus élevé de tous les parlements dans le monde. De façon générale, le pourcentage de femmes élues aux instances législatives de l'Afrique sub-saharienne est actuellement de 17 % et il ne cesse d'augmenter depuis une décennie. Cette évolution positive a préparé le terrain pour une augmentation spectaculaire du nombre de femmes prenant part à la vie politique et au service public en Afrique.
Les perspectives offertes aux femmes en politique se sont récemment élargies, mais les femmes sub-sahariennes n'en doivent pas moins continuer à relever de nouveaux défis pour renforcer leur pouvoir et leur position. La seule présence féminine ne garantit pas aux femmes que leur situation changera, mais elle leur permet de prouver leurs capacités de dirigeantes, ainsi que de mettre l'accent sur les besoins des femmes et l'importance de l'égalité des sexes, faisant ainsi œuvre de pionnières pour les futures générations de femmes dirigeantes.
Pays d'Afrique sub-saharienne
Afrique du Sud
Angola
Bénin
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cameroun
Cap-Vert
Comores
Congo
Côte d’Ivoire
Djibouti
Erythrée
Ethiopie
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée
Guinée équatoriale
Guinée-Bissau
Ile Maurice
Kenya
Lesotho
Libéria
Madagascar
Malawi
Mali
Mauritanie
Mozambique
Namibie
Niger
Nigéria
Ouganda
République centrafricaine
République démocratique du Congo [5]
République-Unie de Tanzanie [17]
Rwanda
Sao Tomé-et-Principe
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Somalie
Soudan
Swaziland
Tchad
Togo
Zambie
Zimbabwe


Dans le monde moderne, les réseaux en ligne sont une source importante de capital social. Les femmes bénéficient beaucoup du fait d’appartenir à des réseaux sociaux de jeunes mères, de femmes d’affaires, etc. 