Création de réseaux de coopération

Femmes et Nouveaux Media dans la Region Mediterraneenne

Soumis par iKNOW Politics le Mer Lun, 2011-06-20 00:05
2011-06-24
2011-06-26
Etc/GMT
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Ville et Province ou Etat: 
Fez
Pays: 
Maroc
Lieu: 

Description: 

Agenda Attached


Maroc: Forum mondial sur la jeunesse au Mexique: le Maroc appelle à une implication des jeunes dans la vie politique

Soumis par iKNOW Politics le Mer Dim, 2010-08-29 22:00

Résumé: 

Mbarka Bouaida, qui a conduit la délégation marocaine à ce Forum, a indiqué que "la faible participation des jeunes dans la vie politique est un mal dont nous souffrons tous, notamment les pays du sud'', d'où la nécessité d'y remédier à travers la sensibilisation des partis politiques à intégrer plus de jeunes dans les processus de prise de décision au sein des instances politiques.

Corps: 

Pour plus d'informations, veuillez visiter le site web de Marocjournal


Côte d'Ivoire: Futures élections locales : 50 femmes, potentiellement candidates, à l`école

Soumis par iKNOW Politics le Mer Mer, 2010-06-23 03:30

Résumé: 

A l'initiative du National democratic institute (NDI), avec l'appui financier du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et de l'Organisation des Nations Unies pour les femmes(Unifem), un atelier de renforcement des capacités s'est tenu du 17 au 19 juin à Bouaké à l'attention des femmes ''potentiellement candidates'' aux prochaines élections locales. C'est au total 50 femmes, issues des partis politiques ivoiriens et des organisations féminines les plus représentatives qui ont pris part à ce séminaire.

Corps: 

Pour plus d'informations, veuillez visiter le site web de Abidjan.net.


Egypte: Le rôle des femmes parlementaires arabes dans l'élaboration des politiques de développement en débat au Caire

Soumis par iKNOW Politics le Mer Mer, 2010-06-23 01:04

Résumé: 

LE RÔLE des femmes parlementaires arabes dans l'élaboration des politiques de développement a été au centre d'une conférence régionale qui a débuté, samedi au Caire, avec la participation de femmes parlementaires de plusieurs pays arabes dont l'Algérie. L'ordre du jour de la conférence, organisée par le Conseil égyptien de la femme, comprend quatre axes. Il s'agit des "politiques énergétiques dans le monde arabe", "les ressources en eau dans le monde arabe et les perspectives de développement", "la paix et le conflit arabo-israélien" et "les changements climatiques dans le monde arabe".

Corps: 

Pour plus d'informations, veuillez visiter le site web de LAKOOMinfo.


Chine: Le "Davos des Femmes" débute à Beijing

Soumis par iKNOW Politics le Mer Mar, 2010-05-25 00:08

Résumé: 

La 20ème édition du Sommet international des Femmes s'est ouvert jeudi à Beijing. Appelé "Davos des femmes", il vise à débattre du rôle des femmes dans les sphères économiques et commerciales et à les réunir dans un forum de discussion.

Dans le cadre de la réunion annuelle qui précède la conférences de groupe du Sommet international des Femmes, les femmes ministres présentes étaient réunies pour partager leurs points de vue sur les développements intervenus lors de l'année précédente. Les discussions ont porté principalement sur la santé, l'emploi, ainsi que les opportunités offertes aux femmes dans le domaine politique.

Corps: 

Pour plus d'informations, veuillez visiter le site web de CCTV.


Côte d'Ivoire: Création de microprojets - Stéphane Kipré offre 10 millions aux femmes de Daloa

Soumis par iKNOW Politics le Mer Lun, 2010-05-03 01:47

Résumé: 

Le président de l’Union des nouvelles générations a procédé le dimanche 25 avril dernier à Daloa, au lancement officiel du financement du Fonds de soutien à l’entrepreneuriat des femmes de l’UNG.

« Après avoir donné des semences, des broyeuses à plusieurs villages, le président Stéphane Kipré met la barre un peu plus haut en offrant la possibilité à plusieurs femmes de l’UNG de réaliser leur rêve de mettre en œuvre un projet de développement qui va leur permettre de s’épanouir, de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles », ont expliqué Mmes Tapé Ange-Danielle et N’Zi Madeleine, les deux vice-présidentes nationales des femmes de l’UNG, chevilles ouvrières de la mise en œuvre de ce projet.

Corps: 
Pour plus d'informations, veuillez visiter le site web de Abidjan.net.

Elections générales : Les futures candidates renforcent leurs capacités à Issia

Soumis par iKNOW Politics le Mer Thu, 2010-03-25 05:35

Résumé: 

La ville d'Issia a abrité, récemment, un séminaire des femmes leaders, désireuses de briguer des postes politiques à l'occasion des élections générales.

Corps: 
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Entretien avec Mme Vabah Kazaku Gayflor, ministre de l’Egalité entre hommes et femmes et du Développement au Libéria

Soumis par iKNOW Politics le Mer Mar, 2008-10-07 13:05

Résumé: 

« Je dis toujours qu’être ministre au gouvernement, c’est une chance. C’est un privilège, pas un droit qui vous vient automatiquement. C’est une occasion de servir et de faire de votre mieux. »

Corps: 
iKNOW Politics: Vous militez et travaillez sur les questions féminines depuis longtemps. Vous êtes à la tête du ministère de l’Egalité entre hommes et femmes et du Développement au Libéria depuis 2006 et vous êtes connue au Libéria comme l’une des « dames de fer ». Quelles difficultés avez-vous rencontrées comme femme en politique, surtout comme ministre ? En quoi vos origines et votre expérience vous ont-elles aidées ? Gayflor Mme Gayflor: J’ai commencé à militer pendant mes études, surtout à l’université. Nous travaillions avec des partis politiques mais au fond, c’étaient des questions de justice sociale qui nous mobilisaient. Je suis entrée en politique en 1985 pour travailler au ministère du Plan. J’ai décidé de donner un espace aux femmes, pour qu’elles puissent travailler, prendre des décisions, discuter des options possibles. J’ai commencé à ouvrir les yeux et à prendre conscience des besoins de la population, en particulier des femmes. J’ai commencé aussi à me rendre compte du handicap que nous avions à surmonter, nous les femmes, et je voulais participer à l’action, voir ce qui se passerait. Les conflits armés (1989-1996, 1999-2003) nous ont profondément marquées. Malgré mes études et mes diplômes, il m’a fallu cinq ans pour trouver un emploi. Je ne pouvais pas nourrir ma famille et je voyais les hommes faire des affaires, des démarches et aider leur famille. Moi, je devais faire mille choses pour entretenir la mienne : je me souviens d’une fois où j’étais assise, en jeans et en baskets, au bord de la rivière à attendre qu’une occasion se présente. J’ai compris que les femmes, pour peu qu’on leur en laisse la chance, ont beaucoup à apporter à la société. Entrée au gouvernement, j’ai pu leur donner cette chance et les soutenir. C’est comme cela que tout a commencé. Je suis partie pour retourner à l’école et là, je me suis vraiment intéressée aux questions des femmes. J’ai compris que c’était là ma vocation et que c’était là que je voulais être. En 1996, je me suis mise à travailler auprès des réfugiés, à cause de la reprise des combats. Ensuite, je suis retournée travailler au ministère du Plan et ne l’ai quitté que pour faire des études aux Pays-Bas en 2001. Là, j’ai obtenu un master en développement régional. Je suis rentrée au Libéria lorsque le gouvernement de transition a été formé et que le précédent a trouvé refuge en Gambie. J’ai été alors nommée ministre de l’Egalité entre hommes et femmes. Je suis la deuxième à ce poste, créé en mars 2001. Quand je suis entrée au ministère, nous avons rencontré un certain nombre de difficultés mais nous avons continué à promouvoir les femmes et à les sensibiliser à leur rôle en politique. iKNOW Politics : Depuis fin 2003, le Libéria s’emploie à se reconstruire après le conflit. Quels étaient l’infrastructure et les programmes au ministère à votre entrée en fonction ? Quelles ont été vos premières mesures pour organiser le travail du ministère ? Mme Gayflor : Nous avions beaucoup de difficultés, au niveau des infrastructures comme des structures. Le bureau n’avait pas de toit, mais était couvert par une simple plaque amovible. Je devais m’asseoir sur une chaise qui n’avait que trois pieds et menaçait de se casser. C’est ainsi qu’a commencé le ministère que vous voyez aujourd’hui. Je pratiquais l’autodérision parce que ce ministère n’était au début qu’une simple section. On nous a donné des caisses de Coca-Cola en guise de sièges. Tout était rudimentaire. On me voyait de l’extérieur, les portes étaient ouvertes, les oiseaux y entraient à tire-d’aile et il n’y avait pas de toilettes. Quand les pluies ont commencé, nous n’avions que des citernes. Nous avons dû tout déménager pour éviter les dégâts. Et les problèmes étaient d’ordre structurel aussi : nous voulions intégrer la dimension hommes/femmes dans les politiques publiques mais nous manquions de personnel capable de faire une évaluation de la situation à cet égard. Les gens étaient démoralisés; nous avons dû leur redonner envie de se mettre au travail. Nous devions les encourager au travail alors que nous avions tant de choses à faire! J’ai créé un secrétariat pour le VIH qui n’était pas là auparavant. La durée du conflit a changé la situation. Nous devions tous trouver des gens capables de gérer ce genre de difficultés. Et aussi nous rendre dans les comtés. Le pays compte 15 divisions territoriales. C’était un défi et il fallait le relever. Dans chaque comté, nous avions des motos que nous utilisions pour aller d’un endroit à l’autre. Notre présence a commencé à être remarquée et nous avons établi des relations avec beaucoup d’organisations, de partenaires et de groupes. iKNOW Politics : Quelles mesures ont été prises ou vont être prises pour intégrer la dimension hommes/femmes dans la politique et pour donner aux femmes une place plus visible dans le pays, en particulier pour les encourager à participer à la prise de décision ? Mme Gayflor : Les femmes en politique…ce fut un défi pour le gouvernement de transition (2003-2005). Nous n’étions manifestement pas écoutées. A l’Assemblée nationale, il y avait 72 hommes et 4 femmes. Nous avons donc préparé un projet de loi pour favoriser l’entrée des femmes en politique. Malheureusement, cela n’a pas bien marché pour nous. Le projet de loi a été soumis aux législateurs, qui l’ont balayé. Nous proposions que 30 % des candidats soient des femmes. Malgré tout, des femmes ont décidé de présenter leur candidature aux dernières élections (2005). Pour la campagne électorale de 2005, nous avons introduit une politique d’action positive. Je pense qu’elle a eu l’effet voulu. Cela nous a réunies et c’est une femme, Mme Ellen Johnson-Sirleaf, qui a été élue à la présidence. Elle est en Afrique la première femme à diriger un pays. Et 14 % des membres du législatif libérien sont des femmes. La présidente nous a beaucoup soutenues. Des femmes ont été propulsées à des postes de pouvoir, à tous les niveaux, du plus élevé au plus bas. Actuellement, elles occupent 30 % des postes de la fonction publique ou des sièges élus. iKNOW Politics : Le gouvernement présidé par Mme Ellen Johnson Sirleaf a beaucoup fait pour la promotion des femmes en général. Il a nommé des femmes à des postes de direction. Cinq femmes notamment (sur 20) dirigent des ministères au Libéria. Quelles ont été les grandes stratégies mises en place pour instaurer l’équité entre hommes et femmes à tous les niveaux de la société ? Mme Gayflor : Nous avons pris différentes mesures. Nous avons commencé par nous demander ce que nous puissions utiliser. Le Libéria est signataire de diverses conventions internationales comme la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), la Déclaration des droits de l'enfant, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, le Protocole à la Charte africaine relatif aux droits de la femme en Afrique. Eh bien, nous allons nous servir de ces textes et obliger le gouvernement à rendre compte de ce qu’il fait pour les femmes. En alignant nos lois sur ces conventions, nous croyons pouvoir amorcer un vrai changement. Ensuite, nous nous sommes demandé comment nous pouvions nous préparer à jouer un rôle dans ce changement. C’est ainsi que nous soutenons la politique gouvernementale de l’éducation, qui tend à donner aux filles la possibilité d’aller à l’école et à former des femmes aux questions des droits de la personne, à leur dispenser une éducation civique, pour qu’elles comprennent ce que peut faire l’Etat et attendent de lui qu’il assume ses responsabilités. Toutes ces femmes pourront ensuite faire partie de conseils municipaux, de comités de développement dans leurs communes et leurs comtés. Nous essayons aussi de travailler avec des partenaires tels que le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), pour apprendre nous-mêmes à mieux gouverner. Nous suivons une formation et ils nous aident à jouer notre rôle de facilitateurs. iKNOW Politics : La population autochtone du Libéria se compose de seize groupes ethniques. Le ministère de l’Egalité entre hommes et femmes et du Développement a-t-il des programmes interculturels pour traiter des questions des femmes autochtones ? Quelle est la place de ces femmes, en particulier de celles qui veulent accéder à la vie politique et y prendre part, dans le programme du ministère ? Mme Gayflor : Ce n’est pas la place des femmes autochtones en politique qui nous intéresse en soi. Nous savons qu’il existe des organisations féminines et nous essayons de travailler avec elles. Ce n’est donc pas notre but, qui est de concevoir des programmes pour tenter d’aider la population. Et là, tout tourne autour de l’estime de soi, de l’accès aux ressources; ensuite, nous pouvons nous retirer. Il ne faut pas demander aux hommes : « pourquoi faut-il que j’y aille ? », mais continuer à prendre à bras-le-corps tous les problèmes. Il faut faire tomber les barrières : des femmes ont osé et elles sont un exemple pour d’autres, auxquelles elles disent : « si nous avons pu le faire, vous pouvez y arriver aussi ». Il s’agit d’apprendre à faire des choses nouvelles, et de lutter contre l’exclusion. Il s’agit de leur faire savoir qu’elles ont leur mot à dire. Et d’essayer de tenir des réunions et de faire des pétitions afin de pouvoir dire aux femmes des circonscriptions ce qui s’est passé. Nos quotas sont une réponse aux inégalités mais nous encourageons aussi des comités à se former pour administrer des programmes de crédit, ainsi que dans les écoles. Ces comités font un énorme travail. Ces activités sont importantes parce qu’elles représentent tout un pan de l’action des femmes dans ce pays et qu’elles sont dans le droit fil de notre passé et de nos traditions. Mais nous nous aventurons aussi sur d’autres voies en lançant des programmes spéciaux, des programmes religieux, pour donner aux femmes accès au financement. Les femmes n’ayant normalement pas de biens, cela limite leur accès au crédit. Nous devons utiliser des moyens détournés pour leur ouvrir cet accès. Nous nous attachons particulièrement à leur donner les moyens de résister face à la violence. iKNOW Politics : Le ministère libérien de l’Egalité entre hommes et femmes et du Développement joue un rôle fondamental dans la préparation du Colloque international de 2009 sur la promotion de la femme, la formation des cadres, la paix et la sécurité internationales, qu’organisent les présidentes du Libéria et de la Finlande. Quels effets bénéfiques la préparation et les résultats du Colloque pourraient-ils avoir, à votre avis, sur les femmes du Libéria à court et à long terme ? Mme Gayflor : Nous espérons que le Colloque fera apparaître le Libéria comme un exemple que doit soutenir la communauté internationale. Ce sera une excellente occasion de parler des femmes dans l’après-conflit et de la question générale de la violence sexiste. Nous ferons part de nos expériences dans les domaines des services de consultation, de l’accès au crédit, du renforcement des capacités individuelles et parlerons de bien d’autres initiatives essaimées dans tout le pays. iKNOW Politics : Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui aimeraient faire de la politique mais pensent que c’est un monde hors de leur portée ? Mme Gayflor : Tout ce que je puis dire c’est que pour faire de la politique, il faut avoir de l’assurance; il faut avoir confiance en soi. Si vous voulez prendre le train pour entrer aux affaires, vous devez d’abord apprendre à marcher. Il faut être capable de faire les choses par soi-même. Personne ne peut le faire pour vous. Parfois, on a tendance à voir les problèmes et non les solutions. Pensez toujours au côté positif des choses. On est parfois détourné de sa trajectoire; il y a des obstacles à surmonter. Et pour celles qui osent aller vers les autres, rappelez-vous ceci : si vous croyez à la cause des femmes, ne vous contentez pas d’être une dirigeante de second plan. Expliquez aux gens ce pour quoi vous vous battez. Ayez des principes, des règles. Il faut que vous vous placiez au-dessus des intérêts personnels et que vous ayez un regard objectif sur les choses. On laisse parfois trop de questions personnelles entrer en ligne de cause et l’on n’est pas toujours aussi disponible qu’on devrait l’être. Ce genre de choses complique votre rôle de dirigeante. Restez campées sur vos positions. Pourquoi êtes-vous là? Vous êtes là au nom de ceux que vous représentez, qui ne sont pas forcément des femmes. C’est votre pays, faites de votre mieux; à un autre moment vous ne pourriez peut-être pas agir. Il faut juste persévérer. iKNOW Politics : Quel genre d’influence les réseaux et les relations ont-ils sur votre travail ? Pensez-vous qu’ils sont utiles? A ce propos, que pensez-vous de l’initiative d’ iKNOW Politics ? Mme Gayflor : Les relations que nous avons nouées ont été notre force. Nous avons fait de la politique, hommes et femmes, et nous nous sommes rassemblés autour d’une cause commune. Et à un certain moment, toutes les femmes se sont ralliées à la même cause et ont oublié les clivages politiques. Nous considérons la question [de l’égalité entre hommes et femmes] comme une question politique, de sorte que même les femmes membres de partis ou attachées à certaines idées politiques se rallient à nous lorsqu’une question touchant aux femmes est en jeu. Elles ne se dispersent pas et c’est très utile. C’est pourquoi des initiatives comme iKNOW Politics sont très importantes. iKNOW Politics : Y a-t-il autre chose que vous aimeriez dire à ceux et celles qui, à travers le monde, liront cet entretien ? Mme Gayflor : Je dis toujours qu’être ministre au gouvernement, c’est une chance. C’est un privilège, pas un droit qui vous vient automatiquement. C’est une occasion de servir et de faire de votre mieux. Et de laisser derrière vous quelque chose qui fasse qu’on se souvienne de vous. Je veux qu’on se souvienne de moi comme de quelqu’un qui a pu militer pour ce à quoi elle croyait. J’ai pu défendre la cause des femmes et de l’égalité entre les sexes. J’ai pu avoir une vision générale, ce qui aide à transformer la vie des gens. J’ai pu examiner une situation dans un esprit éthique, me concentrer sur ce que nous voulions toutes obtenir. Que les petites filles aillent à l’école, par exemple. J’étais là lorsque nous avons introduit des programmes pour changer la vie des gens. Le Libéria est un pays riche et rien ne justifie que nous ayons souffert comme nous l’avons fait. Si je regarde la population de ce pays, nous sommes près de 3,5 millions et il n’y a que 20 ministres pour tout le travail à faire. C’est pourquoi c’est un privilège d’être choisie. Je le prends au sérieux, en femme qui n’a pas fait de politique auparavant. Je prie pour que notre société soit dirigée par de nombreuses femmes qui décident de se surpasser. C’est ce que fait notre présidente dans son service à la nation et son rayonnement va bien au-delà de notre pays. C’est un honneur de pouvoir servir un tel chef. Je prie Dieu qu’il nous donne la force et l’énergie de faire le maximum pour notre peuple. Il a assez souffert. Il est temps qu’il retrouve une certaine dignité, que les choses retournent à un semblant de normalité. C’est mon rêve et j’espère que c’est ce qu’il adviendra avec notre présidente.

Entretien avec Otilia Lux de Coti, Ancienne Ministre de la culture et des sports du Guatemala

Soumis par iKNOW Politics le Mer Lun, 2008-10-06 13:11

Résumé: 

«Lorsqu’on s’engage en politique, on acquière une meilleure compréhension du pouvoir et l’on découvre que c’est là un objectif indispensable si l’on veut se faire entendre dans les décisions majeures. On porte un regard très différent de l’extérieur et de l’intérieur. Lorsqu’on est au cœur de la politique, on trouve une structure bien établie, et bien que cela soit un défi immense, ceux qui sont à l’intérieur doivent trouver un moyen de la rendre plus flexible et de la modifier. Lorsqu’on est à l’intérieur, on parle de changement, mais si l’on continue à parler de changement sans avoir le pouvoir, il ne se passera rien.»

Corps: 
iKNOW Politics: Non seulement vous êtes actuellement membre du Congrès, mais vous avez été Ministre de la culture et des sports du Guatemala de 2000 à 2004, et représentante permanente du Guatemala au Conseil exécutif de l’UNESCO. À quels défis avez-vous été confrontée en tant que femme autochtone lorsque vous occupiez ces fonctions? Comment votre situation et votre expérience vous a-t-elle aidé en tant que dirigeante? Otilia Lux Otilia Lux de Coti: Les femmes qui participent à ce genre d’activités dans des sociétés très conservatrices, comme celle du Guatemala, qui est une société raciste et machiste, sont confrontées à des défis majeurs. Il n’a pas été facile d’assumer une position de prise de décision politique comme celle de Ministre de la culture et des sports dans l’administration du Président Alfonso Portillo, dans une société qui ne s’attendait pas à voir une femme maya détenir un portefeuille ministériel. J’ai toutefois relevé ce défi, et j’ai constitué une équipe pluriculturelle et pluridisciplinaire pour montrer que le Guatemala est un pays divers. En suivant ce principe, nous avons rompu avec les anciennes méthodes, et lorsque nous prenions des décisions, nous nous sommes toujours fondées sur les principes de la réalité de l’administration publique. Non seulement nous avons garanti les aspects économiques et financiers du Ministère, mais nous avons formulé de nouvelles politiques culturelles en consultant d’autres secteurs. Nous avons changé les choses en adoptant une démarche active et ouverte à tous, car chacun s’est senti impliqué. Quand nous étions au pouvoir, nous sommes parvenues à démontrer aux hommes que les femmes sont tout à fait capables de diriger des politiques et des programmes, et en particulier de gérer un budget. Nous avons montré que nous, femmes autochtones, en plus d’être très capables, sommes très honnêtes. Jusqu’à mon mandat, le terme de «culture» était sacré, et les beaux arts étaient réservés à une élite. J’ai encouragé un changement radical de ce point de vue. Par exemple, nous avons demandé à la Symphonie nationale, qui est reconnue comme faisant partie de notre patrimoine national, de jouer dans un parc de la ville pour atteindre un public plus large et moins aisé, y compris des étudiants qui n’auraient pas la possibilité d’entendre cette musique ailleurs. L’un des éléments fondamentaux de nos politiques, y compris nos politiques nationales, est qu’elles sont participatives. À cet égard, notre direction a été très innovante. iKNOW Politics: Quel est la situation actuelle de la participation politique des femmes au Guatemala, dans les partis politiques et au gouvernement? Otilia Lux de Coti: Cette participation est très faible. Très peu de femmes autochtones ont la possibilité de devenir Membres du Congrès ou législatrices, ou de participer au niveau local. Actuellement, Rigoberta Menchú (une femme quiché-maya qui a remporté le Prix Nobel de la paix et le prix du Prince des Asturies pour la coopération internationale) tente de déterminer comment on pourrait mettre en place un groupe solide pour développer la vision politique d’une nation pluraliste soucieuse de n’exclure personne. Nous avons lancé ce processus cette année, si bien que d’ici quatre ans un parti politique sera créé. Les personnes autochtones seront les principaux acteurs de ce projet, qui impliquera également des personnes qui participent traditionnellement aux partis politiques. Bien entendu, nous veillerons scrupuleusement à ce que ceux qui participent à ce projet aient une vision progressiste et pluraliste, et qu’ils soient connus pour leur honnêteté. Il arrive que des personnes de réputation douteuse s’impliquent dans les partis politiques, et il faudra donc être très prudents dans la mise en place de ce projet. Bien que peu de femmes autochtones participent à la politique, on en trouve à certains postes clé: la présidente du Secrétariat à la paix, la Médiatrice chargée des questions des femmes autochtones, et à d’autres positions. Toutefois, dans l’ensemble, nous sommes loin de disposer d’une représentation et d’une participation solides dans la sphère politique. iKNOW Politics: le Guatemala n’a pas de loi sur les quotas. Des initiatives ont-elles été prises dans ce sens pour encourager les femmes autochtones? Le Congrès du Guatemala dispose-t-il d’un groupe de femmes parlementaires, comme d’autres pays? Si tel est le cas, ce groupe donne-t-il davantage de visibilité aux problèmes des femmes autochtones? Otilia Lux de Coti: En effet, la Loi sur les partis électoraux et politiques ne prévoit pas de quotas. Nous tentons actuellement de faire amender la loi pour y intégrer des quotas. Nous nous heurtons toutefois à une forte opposition, et c’est la raison pour laquelle nous faisons campagne, notamment auprès des dirigeants de tous les blocs politiques au Congrès, pour voir comment nous pouvons remédier à cette situation. C’est là un des grands défis auxquels les femmes sont confrontées au Congrès actuellement. Nous avons mis en place un groupe de femmes parlementaires cette année. Ce groupe est composé de 20 femmes maya et mestiza. Nous avons soutenu la loi contre le féminicide et avons obtenu qu’elle soit approuvée en avril 2008. De nombreux débats ont eu lieu à propos de cette loi. Notre stratégie a consisté à inviter des membres et des dirigeants de tous les partis, pour qu’ils se sentent intégrés et qu’ils comprennent et soutiennent cette loi. Bien entendu, de nombreuses femmes qui avaient été les conseillères de ces politiciens nous ont aidé, ce qui était une autre de nos stratégies. Nous sommes aujourd’hui quatre femmes autochtones au Congrès. Nous tentons de faire inscrire la «Consultation des populations autochtones» à l’ordre du jour législatif. Les femmes, en particulier les femmes autochtones, s’entretiennent avec les dirigeants des partis, et nous utiliserons les mêmes stratégies que pour la loi contre le féminicide. Ce projet de loi sur la «Consultation des populations autochtones» fait référence au droit, pour les populations autochtones, d’être consultées sur les décisions concernant l’exploitation des ressources naturelles sur leur territoire. Les populations autochtones seraient consultées avant qu’une concession soit accordée. Les populations autochtones doivent être informées à l’avance, et non pas quand le projet a déjà été autorisé. Il est clair que cette consultation doit inclure des informations sur l’effet des projets sur la santé, les questions de survie et les modes de vie actuels et futurs. Il sera essentiel d’assurer la transparence à toutes les étapes du processus. Heureusement, j’ai été soutenue par des personnes qui comprennent cette question et qui ont soutenu des activités semblables dans d’autres parlements, comme Raquel Irigoyen, qui a travaillé au Guatemala et comprend notre contexte. Elle nous aide actuellement à élaborer une proposition correspondant au contexte international et conforme aux instruments internationaux. Pour nous, ce serait la première véritable initiative entièrement destinée aux femmes autochtones, et nous allons déterminer comment les femmes mestiza peuvent nous aider. C’est ce que nous avons fait pour la loi contre le féminicide, pour laquelle 20 femmes se sont rassemblées. iKNOW Politics: En tant que membre du Congrès, quels autres projets pensez-vous promouvoir pour encourager la participation des femmes autochtones à la politique? Otilia Lux de Coti: J’aimerais d’abord élaborer une Loi sur la concession, car cette loi, générale, est étroitement liée aux populations autochtones, notamment aux femmes. J’aimerais aussi promouvoir l’incorporation, dans la Loi électorale et relative aux partis politiques, d’un article qui établirait un quota de 30 pour cent de femmes. Sur ces 30 pour cent, au moins 50 pour cent seraient réservés à des femmes autochtones, et 50 pour cent à des femmes mestiza. De cette manière, je serais satisfaite de ma contribution à l’égalité. Cette mesure traiterait la question de la parité – parité entre femmes et hommes et parité entre femmes autochtones et femmes mestiza. iKNOW Politics: A votre avis, quels sont les principaux obstacles auxquels sont confrontées les femmes autochtones en politique au Guatemala? Otilia Lux de Coti: En premier lieu, il n’existe pas de normes claires en matière de promotion des femmes. Ensuite, je pense que les partis politiques ne sont pas démocratiques, et qu’ils sont très conservateurs. Ils ne font place qu’aux hommes, et ne sont généralement pas ouverts aux femmes et encore moins aux femmes autochtones. Il arrive que les partis invitent une dirigeante, mais ils ne lui donnent jamais de véritable pouvoir. Parfois aussi, les partis invitent des femmes qui disposent de ressources financières et peuvent les soutenir. Au Guatemala, il est très rare qu’une femme soit invitée uniquement pour ses capacités à diriger. Il y a d’autres restrictions, comme la culture et le facteur économique. On doit garder à l’esprit qu’il faut beaucoup de ressources pour mieux faire connaître les dirigeantes. Cela implique de financer les campagnes de publicité, ce qui me ramène à la nécessité de réviser la Loi électorale et relative aux partis politiques, pour que l’Etat finance la publicité de tous les partis politiques. iKNOW Politics: pour en revenir au facteur culturel, s’agissant des populations autochtones en général, et des Guatémaltèques en particulier, y a-t-il des restrictions imposées aux femmes, en particulier à celles qui sollicitent des positions dirigeantes? En tant que femme maya, vous avez occupé avec succès des positions dirigeantes, pouvez-vous dire à nos lectrices comment vous avez fait face à ces difficultés? Otilia Lux de Coti: Oui, il y a des restrictions. Si une femme n’a pas l’occasion de sortir, si elle reste dans sa communauté et qu’elle ne connaît pas le mode de vie de la population mestizo, elle aura du mal à surmonter ces restrictions. Les femmes qui ont l’occasion de sortir et qui ont participé à la vie politique ou culturelle ou à d’autres domaines peuvent mettre en cause certaines choses. Dans mon cas, ma famille a soutenu mes choix. J’aimais la politique et heureusement, mon mari et mes enfants l’ont compris et m’ont soutenue. Je pense que c’est encourageant, non seulement pour les femmes qui ont du mal à participer à la vie politique, mais aussi pour les hommes. Aujourd’hui, les nouvelles générations, qui sont plus ouvertes au monde extérieur à nos communautés autochtones, demandent à participer, à s’extérioriser. À long terme, les choses changeront et les femmes autochtones participeront davantage aux structures communautaires et gouvernementales. iKNOW Politics: Vous avez été membre de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones de 2002 à 2004. Dans le cadre de vos fonctions, vous vous êtes occupée des questions autochtones au niveau international. Bien que des progrès aient été effectués en matière de mécanismes internationaux pour la protection des populations autochtones, en particulier les femmes autochtones, pensez-vous que des entités comme l’Instance jouent véritablement un rôle important? Quelles sont les faiblesses qui subsistent dans le cadre international en ce qui concerne la protection des femmes autochtones, et notamment leur droit de participer équitablement à la prise de décision? Otilia Lux de Coti: Je pense qu’il est temps que l’Instance permanente sur les questions autochtones donne leur place aux femmes qui participent à la politique. L’Instance devrait faire de cette question une priorité, et promouvoir les rencontres avec des politiciennes qui exercent des fonctions en Amérique latine et dans le monde, pour promouvoir un dialogue entre les femmes qui participent à ses activités. En plus de s’acquitter de son mandat, qui est réparti en six domaines de travail, l’Instance permanente devrait aussi inclure la sphère politique. Cette année, la priorité sera la question des changements et du réchauffement climatiques. L’année prochaine, la priorité pourrait être, par exemple, la manière de mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ou la manière de promouvoir la deuxième Décennie des peuples autochtones, sans négliger de surveiller la mise en œuvre de la Convention n° 169 de l’OIT relative aux peuples indigènes et tribaux dans les pays indépendants. L’Instance traite de nombreuses questions liées à la participation politique des femmes, mais ce thème n’est pas encore un domaine de travail précis. C’est pour cette raison qu’il est essentiel de promouvoir le dialogue. Il faudrait aussi mettre davantage l’accent sur le renforcement des capacités des femmes. Beaucoup de femmes n’ont pas la possibilité de développer leurs compétences. L’Instance pourrait peut-être obtenir des fonds et promouvoir des accords continentaux pour rendre les femmes autochtones mieux à même d’exercer leur droit de participer à égalité à la vie politique. iKNOW Politics: De quelle manière votre carrière a-t-elle été influencée par les réseaux et le fait d’établir des contacts? Pensez-vous que les réseaux vous ont été utiles? Que pensez-vous de l’initiative de iKNOW Politics? Otilia Lux de Coti: iKNOW Politics est un réseau très important. Les liens et l’échange d’expériences entre groupes de femmes permettent de tirer parti des connaissances, et servent aussi de point de départ aux femmes autochtones pour leurs stratégies communes. Si tous les réseaux avaient le même objectif, celui de renforcer les capacités des femmes, cela permettrait aux femmes des réseaux de dépasser le fait d’être dirigeantes dans leur domaine pour participer à la politique, par exemple en soutenant une femme autochtone qui se présente à une fonction. Imaginez que toutes les femmes d’Asie se disent: «Si Rigoberta Menchú se présente au Guatemala, pourquoi ne pas l’aider?» Elles pourraient envoyer des messages de soutien et de solidarité. L’Equateur, où Nina Pacari est juge, est un autre exemple. Nous pourrions toutes l’aider et lui manifester notre solidarité. On pourrait faire de même pour d’autres femmes qui participent à la politique. Etre au pouvoir est extrêmement intéressant pour une femme, mais ce n’est pas encore très courant, et les réseaux de femmes et de femmes autochtones n’y consacrent que peu d’attention. Nous autres femmes, nous nous renforçons en nous soutenant mutuellement. Je pense que le renforcement des capacités des femmes doit être l’objectif principal de toute organisation fonctionnant en réseau. iKNOW Politics: Quelles sont vos suggestions aux jeunes femmes, en particulier aux jeunes femmes autochtones, qui aimeraient s’engager dans la vie politique, mais la perçoivent comme un monde distant auquel elles ont peu de chances d’accéder? Otilia Lux de Coti: Lorsqu’on s’engage en politique, on acquière une meilleure compréhension du pouvoir et l’on découvre que c’est là un objectif indispensable si l’on veut se faire entendre dans les décisions majeures. On porte un regard très différent de l’extérieur et de l’intérieur. Lorsqu’on est au cœur de la politique, on trouve une structure bien établie, et bien que cela soit un défi immense, ceux qui sont à l’intérieur doivent trouver un moyen de la rendre plus flexible et de la modifier. Lorsqu’on est à l’intérieur, on parle de changement, mais si l’on continue à parler de changement sans avoir le pouvoir, il ne se passera rien. Je voudrais inviter les femmes autochtones à relever le défi. Beaucoup de femmes autochtones préfèrent rester dans leurs organisations et y poursuivre leurs projets, mais ne passent pas à l’étape suivante. Grâce à nos organisations, nous pouvons demander des choses au gouvernement et faire des recommandations, mais nous sommes contrariées quand il ne réagit pas. Lorsqu’on est à l’intérieur du gouvernement, c’est différent. Même si l’on se heurte souvent à des lois qui nous entravent en tant que dirigeants, on peut avoir suffisamment de pouvoir pour susciter les changements dont nous avons besoin. Les femmes autochtones doivent participer à la sphère politique. Maintenant que je suis au Congrès, je me rends compte que nous sommes trop peu de femmes représentantes des peuples autochtones, ce qui rend nos actions et nos décisions trop difficiles. La raison en est que le parti qui dispose du plus grand nombre de membres élus est plus puissant. Par conséquent, je recommanderais à toute personne qui veut susciter des changements de participer sans avoir peur. Il est temps de participer à la politique. iKNOW Politics: Pour finir, à quel degré estimez-vous l’importance du premier Forum international des femmes autochtones à Lima, Pérou, notamment dans son évaluation de la participation politique des femmes? Otilia Lux de Coti: Tout d’abord, cette initiative était prise par des femmes organisées, et elle a donné l’occasion de prendre connaissance de nombreux progrès. J’ai de nombreuses années d’expérience du mouvement autochtone dans mon pays et en Amérique latine, et nous avons atteint un certain nombre d’objectifs. C’est là un fait indéniable et irréversible. Lors du séminaire, nous avons comparé nos expériences et renforcé nos stratégies dans chaque organisation, au sein du mouvement national et, bien sûr, en Amérique latine. Nous devons pourtant aborder d’autres questions. Il existe d’autres domaines, comme les politiques partisanes, que nous n’avons pas suffisamment abordé. Lors de cet événement, nous avons examiné non seulement les progrès réalisés, mais aussi les défis qui se posent. L’un de ces défis réside dans la nécessité de trouver davantage d’occasions directes d’échanger avec les autres groupes de femmes. Un autre défi consiste à renforcer le mouvement autochtone en Amérique latine, sur la base d’alliances entre nos groupes. Nous devons toutes partager nos acquis et renforcer notre alliance. D’autre part, en dehors de la participation à ces espaces, les femmes autochtones sont confrontées à des difficultés dans leur famille et leur communauté. Enfin, le fait de s’engager dans le gouvernement est un défi crucial. Le jeu en vaut la chandelle, car nous avons une expérience qui repose sur des valeurs et des principes, et il devient alors beaucoup plus difficile de nous imposer une défaite. Le fait de participer à un parti politique ne signifie pas que l’on sacrifie ses principes et ses valeurs. Au contraire, cela signifie défendre ses principes dans l’espace politique. Lors du séminaire, nous avons examiné les faiblesses de nos organisations. Souvent, nos organisations ne peuvent subvenir à leurs besoins. Nous devons les rendre durables, afin qu’elles deviennent plus fortes. La coopération internationale contribue toujours à nos activités, mais les agences de coopération internationale doivent aussi unifier leurs stratégies pour encourager les initiatives et éviter la duplication des efforts. Je crois que la coopération internationale doit être plus cohérente dans son soutien aux organisations féminines, et notamment aux organisations de femmes autochtones. Il y a 5 millions d’autochtones en Amérique latine. Je demanderais aux agences de coopération internationale de se consacrer davantage aux femmes autochtones et aux femmes d’ascendance africaine, afin que nous ayons aussi la possibilité de progresser là où les décisions sont prises et de renforcer nos capacités, nos compétences et notre potentiel intellectuel pour continuer à progresser.