La participation des jeunes à la politique en Afrique est un débat qui suscite
beaucoup de passion à travers le continent. Plusieurs études montrent que, les
jeunes de moins de 35 ans constituent plus de 60% de la population africaine,
mais que l’élite dirigeante est vieillissante. Au sein des partis politiques,
les jeunes ne gravissent pas vite les échelons, ils sont maintenus dans les
sections jeunes et n’occupent pas de place dans les bureaux politiques. La
faible participation des jeunes à la vie publique affecte la légitimité même
des institutions démocratiques qui se trouvent affaiblies par le désintérêt
apparent des jeunes citoyens. L’importance démographique des jeunes et les
nombreuses qualités qu’ils peuvent apporter au développement de l’Afrique
demeureront anecdotiques s’ils ne participent pas pleinement à la vie
politique.
Tout en rappelant les réserves que suscitent des visions univoques et homogènes
de la jeunesse, il convient d’apporter une série de retouches à ces
descriptions plutôt sombres trop souvent reproduites sans porter suffisamment
attention à de nouvelles observations et, plus généralement, à des prises de
conscience notables chez les jeunes qui revendiquent plus de place dans la
sphère publique.
Dix sept pays africains ont célébré cette année 2010, le cinquantenaire de
leurs indépendances, le Président des Etats-Unis Barack Obama a tenu à inviter
des jeunes africains pour écouter leur vision de l’Afrique dans les 50 années à
venir. Ce moment historique qui a été marqué par une rencontre entre Obama et
les 127 jeunes africains à la Maison Blanche annonce un tournant pour la
jeunesse africaine. Il s’est adressé à eux en ces mots :
« Le monde a besoin de votre talent et de votre créativité. Nous avons besoin
de jeunes Africains qui se lèvent et font changer les choses, non seulement
dans leurs propres pays et aussi de par le monde ».
Lorsqu’il s’agit des jeunes femmes, l’engagement politique se caractérise par
une double difficulté : celle du manque d’opportunité et le facteur « femme »
qui la place derrière les jeunes hommes. De nombreux facteurs socio culturels
expliquent le difficile accès des jeunes femmes à la vie publique. Elles
doivent fournir plus d’efforts que leurs camarades masculins. Bon nombre de
gouvernement ont adoptés des textes visant à augmenter la participation des
femmes, mais peu de mesures sont spécifiques aux « jeunes » femmes qui
constituent pourtant la part la plus importante.
Dans cette E-discussion, iKNOW Politics invite les femmes et les hommes qui
sont déjà engagés dans la vie publique, les organisations de la société civile,
ainsi que les universitaires et les personnes travaillant auprès des jeunes à
faire part de leur expérience sur les questions suivantes :
-
Encourager la participation politique des jeunes femmes: quelles lois, et réglementations sont susceptibles de garantir aux jeunes femmes un participation effective à la vie politique ?
-
Quelles stratégies les partis politiques peuvent mettre en place pour encourager les jeunes femmes à s’engager et renforcer les capacités de celles qui sont déjà en leur sein ?
- Impact des jeunes femmes sur le développement communautaire, la participation des jeunes est souvent perçue comme moteur de changement, est-ce qu’une participation massive des jeunes à la politique entraîne le changement au niveau de la gestion de l’Etat ? Existe-t-il des exemples de l'impact des jeunes dans la vie publique ?
Nous nous réjouissons d’avance de connaître votre avis sur certaines de ces
questions, voire toutes, et de transmettre votre expérience à nos utilisateurs
à travers le monde.
Pour présenter votre contribution à l'une ou l'autre des questions mentionnées
ci-dessus, nous vous prions de vous rendre sur notre site Web à l'adresse:
www.iknowpolitics.org/fr et de vous inscrire au forum de discussion.






