Les Présidentes de parlement veulent une tolérance zéro à l'égard du sexisme, du racisme, et de la violence au parlement

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Les Présidentes de parlement veulent une tolérance zéro à l'égard du sexisme, du racisme, et de la violence au parlement

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Les femmes parlementaires du monde entier appellent à des réformes immédiates pour mettre fin au sexisme, au harcèlement et à la violence à l'égard des femmes dans les parlements. Il s'agit notamment d'exhorter tous les parlements à fixer des objectifs et des délais concrets pour parvenir à une représentation égale des femmes et des hommes.

Prenant part au 12ème Sommet des Présidentes de parlement les 25-26 avril, les femmes parlementaires ont encouragé l'Union interparlementaire (UIP) à mener des actions de réforme globale pour mettre fin à toutes les formes de harcèlement au parlement. Les participants ont précisé que d'ici à la fin de 2018, l'UIP devrait recueillir les meilleures pratiques et publier des lignes directrices concrètes sur la promotion de mesures adéquates que les parlements peuvent adopter face au sexisme, au harcèlement et à la violence à l'égard des femmes parlementaires.

Lors du Sommet, les dirigeantes et les parlementaires ont également déclaré qu'il fallait aller plus loin pour obliger les parlements à rendre des comptes en matière d'égalité des sexes. Les parlementaires, hommes et femmes, doivent analyser les politiques du gouvernement et la législation dans une perspective de genre et intégrer le genre dans le fonctionnement du parlement. En outre, les gouvernements et les parlementaires doivent faire davantage d'efforts en vue d'établir et de promouvoir des programmes d'éducation civique qui créent une culture de l'égalité dès le plus jeune âge.

Les participants au Sommet de Cochabamba, en Bolivie, se sont inspirés des initiatives du parlement hôte visant à assurer la parité entre les sexes au parlement.

En effet, la Bolivie est un chef de file en Amérique du Sud en matière d'inclusion des femmes en politique. Des quotas par sexe ont été introduits avec succès dans la Constitution de 2009, afin d'assurer une représentation féminine égale et d'exiger la parité entre les hommes et les femmes à tous les niveaux de gouvernement. Les droits des femmes autochtones ont été particulièrement renforcés dans la Constitution et, plus largement, dans la prise de décisions politiques. Il en résulte que la représentation des femmes dans le pays est la troisième plus élevée au monde après le Rwanda et Cuba, selon les statistiques de l'UIP.

"Ce Sommet a été une étape importante de notre activité mondial visant à atteindre la parité entre les hommes et les femmes dans les parlements. Grâce à l'énergie et à l'engagement des participants, rien ne nous empêchera d'atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés lors de notre réunion", a précisé Gabriela Cuevas Barron, Présidente de l'UIP.

Les autres questions abordées lors du Sommet comprenaient un aperçu des mesures prises pour donner suite à la Déclaration d'Abou Dhabi, qui a été adoptée à la suite du Sommet des Présidentes de parlement qui s'est tenu en décembre 2016. Celle-ci met l'accent sur le rôle des parlements face aux nouveaux défis à relever pour l'avenir, sur l'autonomisation des jeunes et sur la réalisation de l'égalité des sexes au parlement d'ici 2030. Les participants au Sommet de Bolivie ont pour leur part souligné les meilleures pratiques pour atteindre les objectifs et les aspirations de la Déclaration, et ont identifié les prochaines étapes pour maintenir l'élan.

Le 12ème Sommet des Présidentes de parlement a été organisé conjointement par l'UIP et la Chambre des députés bolivienne. Le Sommet réunit chaque année les plus hautes dirigeantes parlementaires du monde pour plaider en faveur de l'égalité des sexes et influencer le programme parlementaire mondial.

Source : UIP

Partenaire: 
L'Union Interparlementaire
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