Quinze ans après, le meurtre de la parlementaire russe Galina Starovoïtova n’est toujours pas élucidé

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Quinze ans après, le meurtre de la parlementaire russe Galina Starovoïtova n’est toujours pas élucidé

Quinze ans après l’assassinat de la parlementaire russe et militante des droits de l’homme, Galina Starovoïtova, les commanditaires de son meurtre n’ont toujours pas été traduits en justice. Le 20 novembre 1998, Mme Starovoïtova était abattue dans l’entrée de son appartement à Saint-Pétersbourg. Quatre hommes purgent des peines de prison depuis 2005 pour avoir exécuté ce meurtre ou en avoir été les complices, mais l’enquête visant à identifier les personnes à l’origine de ce crime progresse lentement. Toutefois, avec la récente mise en examen de l’ancien parlementaire Mikhaïl Gluschenko, soupçonné d’avoir organisé le meurtre de Mme Starovoïtova, l’UIP veut croire que les autorités russes sont déterminées à élucider ce crime. L’Organisation espère que la procédure engagée contre Gluschenko, un homme d’affaires impliqué dans des activités criminelles de grande ampleur et condamné en mars dernier à huit ans de prison pour extorsion dans une autre affaire sans lien avec le meurtre qui l’intéresse, permettra de faire toute la lumière à ce sujet. D’après le Tribunal de Saint-Pétersbourg qui a condamné deux hommes, les agents du renseignement Youri Kolchin et Vitali Akishin, à 20 et 23 ans et six mois de prison pour avoir appuyé sur la détente, l’assassinat de Mme Starovoïtova était “motivé par des considérations politiques”. Deux autres personnes ont été reconnues coupables de complicité et trois suspects restent introuvables. Le Tribunal a confirmé que le meurtre avait été commis par un groupe organisé empêcher Mme Starovoïtova de poursuivre ses activités politiques. Considérée comme l’un des symboles de la Perestroïka et du mouvement démocratique, la victime était co-présidente du parti politique dénommé « Russie démocratique ». Célèbre réformiste, elle militait aussi pour les droits des minorités ethniques. Elle avait dénoncé l’existence d’une corruption politique à un niveau élevé de l’administration de Saint-Pétersbourg. Peu avant d’être tuée, elle avait déclaré connaître le nom des responsables politiques locaux qui touchaient des pots de vin de la mafia et savoir qu’un siège du conseil municipal avait été vendu à un groupe criminel. Le Comité des droits de l’homme des parlementaires de l’UIP qui suit ce dossier depuis l’origine en reprendra l’examen à sa prochaine session, qui se tiendra à Genève du 13 au 17 janvier 2014, en vue d’obtenir que davantage d’informations soient divulguées.

Article publié le 20 novembre 2013 par notre partenaire, l'UIP

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L'Union Interparlementaire