La parité hommes-femmes bute sur les intercommunalités

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La parité hommes-femmes bute sur les intercommunalités

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La scène se déroule le 9 juillet, dans une vaste salle du Palais des congrès, à Paris. Malgré les masques, les quelque 210 nouveaux maires du Grand Paris multiplient les conciliabules pour choisir le futur président de la métropole. Beaucoup d’hommes, souvent dans la force de l’âge. Moins de femmes. Les jeunes élues se sentent un peu décalées dans cette ambiance de club. Lorsqu’André Santini, le maire d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), qui préside la séance en tant que doyen d’âge (79 ans), désigne comme scrutatrice la benjamine Raphaëlle Rémy-Leleu, 27 ans, et l’appelle « belle enfant »,cette écologiste et féministe élue au conseil de Paris reste bouche bée.

Le résultat de la séance, surtout, a de quoi surprendre les tenants de l’égalité des sexes. Seuls des hommes se portent candidats à la présidence de la métropole. Le vieux gaulliste et maire de Rueil-Malmaison Patrick Ollier, absent du premier tour, finit par être réélu. Et pour son exécutif, il s’entoure après de subtiles tractations avec tous les partis d’une équipe très déséquilibrée : 17 hommes, 3 femmes. La métropole a beau compter 50 % d’électrices et 30 % de femmes parmi ses maires, elles ne sont que 14 % dans l’exécutif. « Question parité, le compte n’y est pas ! », note avec dépit l’une des trois vice-présidentes, Antoinette Guhl, une autre écologiste parisienne.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Le Monde le 4 août 2020.

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