Plaidoyer et lobbying
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La plus grande peur des Canadiens concernant l’avenir
Si vous regardez les nouvelles, on vous pardonnerait de penser que la plus grande peur qu’ont la plupart des Canadiens à propos de l’avenir, c’est la crise du logement. Ou la crise des soins de santé, si ce n’est, en particulier, la crise de l’abordabilité.
Il n’y a aucun doute que le coût de vie, désespérément élevé, est bien présent à l’esprit.
Mais quand EKOS a demandé aux Canadiens quelle était leur plus grande peur concernant l’avenir du Canada, ce n’était pas le prix de l’épicerie, les soins de santé, le logement, ni même les changements climatiques. La plus grande peur des Canadiens à propos de l’avenir était « la polarisation politique et idéologique croissante. »
La polarisation.
Les politiques toxiques, clivantes, qui « nous » opposent à « eux », voisins contre voisins. Ce genre de polarisation va bien au-delà des désaccords sur des enjeux, ce qui va toujours exister et faire partie d’une démocratie prospère.
Ce genre de polarisation de profonde inquiétude est ce à quoi les chercheurs se réfèrent comme étant une « polarisation affective ». Il s’agit d’une opinion mesquine des autres dans un « camp » distinct qui est souvent poussé par la partisanerie aveugle. Le journaliste Justin Ling décrit ce genre de polarisation comme la division des Canadiens en des « groupements de rage réconfortante ».
Lorsque les dirigeants des partis agissent comme si ces autres partis s’avèrent dangereux, moralement vides, ce genre de politique a éventuellement une répercussion sur la façon dont nous nous percevons comme êtres humains.
Alors que bien des enjeux importants tracassent les Canadiens, à un niveau plus profond, nous sommes préoccupés de la capacité d’un système politique plus polarisé pour les résoudre.
L’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (NIMD), en partenariat avec le ministère de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, a organisé le mardi 31 mars 2026 à Bujumbura, une conférence-débat sur le leadership féminin et la gouvernance inclusive sous le thème « Rôle des femmes dans le leadership politique ». Elle a réuni des femmes membres des partis politiques ainsi que quelques organisations de la Société civile qui militent pour les droits des femmes et des filles.
Dans son allocution, Dieudonné Ntanago, directeur pays et représentant Légal de NIMD au Burundi, a indiqué que son organisation met en œuvre, depuis octobre 2024, le projet « Appui au renforcement des partis politiques et des OSC en tant que « Gardiens » de la représentativité et participation des femmes et des jeunes dans la vie politique : Arpog. »
Le projet vise à renforcer la participation et la représentativité des femmes et des jeunes dans la vie politique au Burundi.
Financé par l’Union européenne et exécuté en partenariat avec l’Afrabu (Association des Femmes rapatriées du Burundi), le projet appuie les partis politiques et les organisations de la société civile dans la promotion du genre, de la gouvernance inclusive et du dialogue politique.
Le réquisitoire est posé avec une précision chirurgicale. Dans une lettre ouverte datée du 30 mars 2026, l’ADFM dresse un état des lieux sans concession de la participation politique des femmes au Maroc. L’Association, fondée en 1985 et considérée comme l’une des organisations féministes les plus influentes, observe «avec une vive inquiétude le fossé qui persiste entre le discours politique en faveur de la parité et la réalité de l’exclusion effective des femmes des sphères décisionnelles au sein des partis et du Parlement».
Quinze ans de parité constitutionnelle, un bilan qui dérange
Les chiffres avancés dans la lettre sont éloquents. Sur les 395 sièges de la Chambre des représentants, seuls 95 sont occupés par des femmes, soit un taux de 24,3%. À la Chambre des conseillers, la proportion est encore plus faible, oscillant entre 11 et 12%. Quant au taux d’adhésion des femmes aux partis politiques, il ne dépasse pas 8 à 9%, alors même que les femmes constituent plus de la moitié du corps électoral. Des indicateurs qui, quinze ans après l’inscription du principe d’égalité et de parité dans la Constitution de 2011, traduisent une stagnation structurelle que l’ADFM impute à l’absence de «véritable volonté politique de mettre en œuvre le principe de parité».
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque année le 8 mars, institutions et organisations de défense des droits humains rappellent que l’égalité entre les femmes et les hommes reste loin d’être atteinte, en Europe comme ailleurs.
Dans un message publié pour la journée, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, organe représentant les collectivités territoriales des 46 États membres, appelle à renforcer la participation des femmes à la vie politique locale et régionale.
Pour marquer la Journée internationale des droits des femmes 2026, le Groupe de la Banque africaine de développement a organisé un dialogue de haut niveau intitulé « Justice pour elle — Droits. Justice. Action. Pour l’autonomisation économique des femmes en Afrique ».
La session, qui s’est tenue au siège de la Banque, a exploré la manière dont l’accès à la justice, la protection juridique et les garanties institutionnelles déterminent la capacité des femmes à participer pleinement à la vie économique à travers l’Afrique.
Elle a réuni des décideurs politiques, des professionnels du monde judiciaire, des praticiens du développement, des autorités traditionnelles, des entrepreneurs et des étudiants pour célébrer la Journée internationale des droits des femmes et donner le coup d’envoi de la série « Gender in Focus », qui s’étale sur un mois et qui examine l’impact des projets de la Banque sur les femmes, les jeunes filles et les communautés africaines.
L’événement a également été retransmis en direct sur les plateformes numériques du Groupe de la Banque, soutenant les efforts plus larges de l’institution pour faire progresser la croissance inclusive, notamment par le biais de ses priorités stratégiques en matière de jeunesse, d’égalité des genres, de gouvernance et de développement du capital humain.
Fin 2023, le féminicide de Saltanat Noukenova a provoqué un tollé au Kazakhstan, déclenchant un débat social sur la violence domestique. Bien que les lois pour criminaliser ces violences aient été renforcées, la militante des droits des femmes Dina Smaïlova doute de leur efficacité.
Au cours d’une nuit de novembre 2023, Saltanat Noukenova, 31 ans, a été battue à mort par son mari, l’ancien ministre de l’Économie Kuandyk Bichimbaïev, dans le même restaurant où ils avaient autrefois célébré leur mariage. Il l’a torturée pendant des heures dans la cave de l’établissement d’Astana. Des employés ont déclaré plus tard avoir entendu des cris, mais ne pas être intervenus.