Les femmes représentent 10,83 % à la Chambre des conseillers en 2017 au Maroc

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Les femmes représentent 10,83 % à la Chambre des conseillers en 2017 au Maroc

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Les taux de femmes à la gouvernance locale étaient de 12,61% en 2009 et 0,54% en 2003. Seules 21 femmes ont accédé à la présidence des communes, en majorité rurales, sur un total de 1.538. Une seule femme a été élue présidente d’arrondissement.

Seules 10 femmes sur un total de 81 députées ont été élues normalement au titre des circonscriptions locales, contre 314 hommes, soit 4% de plus qu’en 2011. C’est ce qui ressort d’une étude autour de l’évaluation des mécanismes de promotion de la représentation politique des femmes au Maroc présentée tout récemment à Rabat par l’association Jossour Forum des Femmes Marocaines (FFM) et la Fondation Friedrich Ebert (FES). Une enquête qui a associé, entre février et octobre 2017, des personnalités institutionnelles, élu(e)s, universitaires, ONG, partis politiques, syndicats, personnalités internationales et autres. Cette étude, qui rentre dans le cadre du projet de promotion de la représentation politique des femmes au Maroc (Phase I), présente d’autres chiffres alarmants.

Plus de 51% de la population du pays

Il résulte également de l’étude que le taux de féminisation des candidatures au titre des circonscriptions locales est de 10,06 %. Seules 58 femmes ont été présentées comme mandataires de liste au titre des circonscriptions locales, soit 4,58% de l’ensemble des listes de candidatures présentées au titre des 1.538 circonscriptions locales. De plus, seules 13 femmes sur 120 membres siègent à la Chambre des conseillers, ce qui porte le taux de 2,22% sur la période 2009-2015 à 10,83% en 2017. «Une progression qui ne reflète pas la participation des femmes au développement économique du pays», estime l’enquête. Selon cette recherche, les sphères du pouvoir et les champs décisionnels résistent à s’ouvrir équitablement aux femmes, qui représentent plus de 51% de la population du pays. Seules les mesures de discrimination positive ayant pu forcer la représentation féminine. «Les défis restent nombreux, au point de nourrir des inquiétudes sur les acquis durement obtenus. On parle aujourd’hui de l’existence d’une situation de crise d’accès des femmes aux postes de décision», enchaîne l’étude.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Aujourd’hui Maroc le 10 avril 2018.

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