Élections
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À un mois des élections municipales, dossier spécial sur la parité, et la place des femmes dans la politique locale, sur ICI Lorraine ce lundi 16 février. En Meurthe-et-Moselle, on compte environ 17% de maires femmes. Il y a encore des progrès à faire, en particulier dans les intercommunalités.
Va-t-on se rapprocher d'une représentation 50-50 entre les femmes et les hommes après les élections municipales ? Si la loi oblige désormais tous les candidats à présenter une liste paritaire, que ce soit dans une grosse ville comme dans un village en pleine campagne, elle présente quand même des limites. C'est l'analyse de Nicolas Hubé, professeur à l'Université de Lorraine en sciences de l'information et de la communication.
À la veille des élections au Bangladesh, jeudi 12 février 2026, les jeunes Bangladais nourrissent l'espoir d'un renouveau démocratique capable de transformer leur quotidien. Cette génération aspire avant tout à voir ses droits fondamentaux enfin garantis. Un scrutin qui cristallise avant tout une exigence de dignité et de justice sociale, scruté de près par la Chine ou encore l’Inde.
Sous les briques rouges de l’université de Dacca, capitale du Bangladesh, l’effervescence des grands jours a laissé place à un calme attentif. Assis sur les pelouses du campus, les jeunes discutent du scrutin du jeudi 12 février. Parmi eux, Towfik, jeune ingénieur, pour qui l'enjeu est bien élémentaire. « Si le futur gouvernement pouvait être moins répressif que les précédents, ce serait déjà une bonne chose. Les Bangladais sont très courageux, très entrepreneurs, et veulent améliorer leur sort en travaillant », explique-t-il au micro de notre envoyé spécial à Dacca, Abdoolah Earally.
Un désir partagé par Takwa, étudiante engagée lors du soulèvement de juillet 2024 qui a précipité la chute de l’ancienne Première ministre, Sheikh Hasina. Elle réclame un droit fondamental : « La liberté d'expression a beaucoup été opprimée par le passé. Je suis étudiante et je veux faire entendre ma voix. »
Les élections municipales se profilent : elles auront lieu les 15 et 22 mars prochain. En ce moment même se décide qui figurera ou non sur les listes et à quelle place. L’enjeu de la féminisation des élus porte à la fois sur la part des femmes, notamment dans les plus petites communes, mais aussi sur les postes qu’elles occuperont. Depuis les dernières élections municipales de 2020, 41,5 % des élus sont des femmes, contre 39,2 % à la suite des élections de 2014, selon une étude de la Caisse des Dépôts [1]. Les femmes gagnent lentement leurs places à cet échelon de la politique locale. La parité n’est pas très loin d’être atteinte en ce qui concerne les conseillers municipaux (hors maires et adjoints), qui comptent 45 % de femmes.
Malgré ces progrès, les femmes se heurtent toujours à un plafond de verre. Elles restent très peu nombreuses à exercer les plus hautes fonctions exécutives : les postes de maires sont encore occupés par 82 % d’hommes. Les femmes à la tête de grandes villes comme Paris, Nantes, Strasbourg ou encore Poitiers masquent cet écart. Seulement 36 % des adjoints au maire sont des femmes, malgré une progression de 5,2 points par rapport à la situation qui prévalait avant les élections municipales de 2020, et elles sont souvent en charge de délégations comme l’action sociale ou la petite enfance, avec moins de pouvoirs qu’aux finances, aux transports, à la sécurité, etc. par exemple.
« A quoi sert la parité pendant les élections municipales, si les femmes élues ne peuvent pas communiquer de la même manière que les hommes sur les réseaux sociaux ? », s’interroge Elodie Jeanneteau sur sa page Instagram. Cette conseillère départementale de Maine-et-Loire, lasse de recevoir des commentaires sur son physique, a publié une tribune en août dernier, signée par plus de 100 élus. Elle y dénonce la manière dont les algorithmes des plateformes « enferment les femmes politiques dans une bulle masculine ». Alors que le numérique s’impose comme un terrain essentiel de campagne, les candidates se heurtent à des audiences « massivement » masculines et à une diffusion limitée de leurs contenus. Pour réclamer des explications et de la transparence, Elodie Jeanneteau a annoncé se rendre ce vendredi au siège de Meta, propriétaire de Facebook et Instagram, à Paris.
Les résultats officiels des élections législatives du 27 décembre 2025 confirment une avancée timide de la représentation féminine à l’Assemblée nationale ivoirienne. Sur les 255 sièges que compte l’institution, 253 ont été pourvus à l’issue du scrutin, deux circonscriptions devant encore faire l’objet de reprises électorales. Parmi les députés élus, seules 34 femmes ont réussi à décrocher un mandat, soit environ 13,4 % de la représentation nationale.
Un chiffre qui, s’il traduit une présence féminine réelle, reste très éloigné des objectifs fixés par la loi n°2019-870 sur la parité, laquelle impose un quota minimum de 30 % de femmes sur les listes électorales. L’écart entre l’ambition législative et la réalité des urnes demeure donc préoccupant.
La ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naïma Ben Yahia, a annoncé à Rabat le lancement prochain d’une campagne nationale de sensibilisation dédiée à la participation politique des femmes, à la lutte contre la discrimination et aux stéréotypes qui persistent dans la sphère politique. Cette annonce a été faite lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants, consacrée au thème de la participation politique féminine.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme « Moucharaka », un dispositif visant à renforcer l’implication des femmes dans le processus politique, en perspective des prochaines échéances électorales prévues en 2026 et 2027. Le programme ambitionne notamment de soutenir les partis politiques et la société civile afin de créer un environnement plus favorable à l’émergence de candidatures féminines et à leur intégration dans les structures décisionnelles.