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Élections

L'élan politique pour la parité femmes-hommes en France s'est essoufflé, selon la chercheuse Sandrine Lévêque de Sciences Po-Lille. Malgré des progrès dans la représentation des femmes au sein des conseils municipaux, départementaux et régionaux, les récentes élections municipales révèlent un recul préoccupant : le nombre de femmes à la tête de grandes villes diminue.

Sandrine Lévêque, co-autrice de l'ouvrage « Femmes en politique » publié en 2006, constate que seulement 25% des candidats en tête de liste étaient des femmes lors des dernières élections municipales, contre 75% d'hommes. Le nombre de femmes élues maires n'a progressé que d'un peu plus d'un point par rapport à 2020.

La chercheuse souligne l'absence totale de débat sur cette question durant la campagne : « Ce qui a été particulièrement frappant hier c'est que personne n'a évoqué cette question de la parité. L'intérêt qu'on avait pu voir lors des législatives de 2017 puis des municipales de 2020 s'est émoussé, le soufflé est retombé. Or dans les faits, la parité politique n'est absolument pas une question réglée. »

Un plafond de verre persistant

Le recul touche particulièrement les villes de plus de 100.000 habitants, où le nombre de femmes maires a diminué. Sandrine Lévêque pointe un phénomène d'auto-exclusion lié à la violence du monde politique : « Il y a encore et toujours ce plafond de verre qui est très difficile à franchir. Il y a une part d'auto-exclusion des femmes qui savent que cela demeure extrêmement difficile et coûteux d'entrer en politique qui reste un monde très violent à leur encontre. »

Paradoxalement, la parité a été atteinte dans les instances délibératives : les femmes occupent désormais 50% des sièges dans les conseils municipaux, départementaux et régionaux. Mais l'accès aux postes de direction reste un obstacle majeur.

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En 2025, le Maroc a achevé une réforme majeure de son code électoral, validée par la Cour constitutionnelle en décembre, à l’approche des échéances législatives de septembre 2026. Cette refonte vise à renforcer la transparence et l’intégrité du processus démocratique, tout en plaçant la promotion de la participation politique des femmes au cœur de ses priorités.

L’architecture de la réforme du code électoral de 2025 s’articule autour de trois textes législatifs fondamentaux : la loi organique n° 53.25, modifiant la législation relative à la Chambre des Représentants ; la loi organique n° 54.25, régissant les partis politiques ; et la loi n° 55.25, afférente aux listes électorales générales et aux référendums. Ces instruments juridiques concourent à une modernisation holistique du processus électoral, englobant l’intégralité de son spectre, depuis l’enregistrement des suffragants jusqu’à la proclamation des résultats, en passant par le financement des campagnes et l’impératif de moralisation de la vie publique.

Un des piliers cardinaux de cette réforme réside dans le renforcement des dispositifs de moralisation. Des stipulations rigoureuses ont été introduites afin d’élargir le catalogue des infractions entraînant la privation du droit de vote et d’aggraver les sanctions pénales en cas de fraude avérée, d’acquisition illicite de suffrages ou de propagation d’informations fallacieuses. Cette détermination à assainir le champ politique est perçue comme un facteur propice à l’émergence de profils d’une intégrité irréprochable, y compris féminins, lesquels pourraient être entravés par des pratiques clientélistes ou des phénomènes de corruption.

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À l’approche des législatives du 23 septembre prochain, la question de la participation politique des femmes se retrouve de nouveau au cœur des débats au Maroc, entre reconnaissance des avancées enregistrées et prise de conscience des limites persistantes. Invitée par la Fondation Lafqui Titouani à Rabat, la ministre la ministre de la Solidarité, de l’inclusion sociale et de la famille, Naïma Benyahia, a été interpellée par «Le Matin» sur les défis et les perspectives de la participation féminine dans la sphère politique. Sa lecture de la situation était à la fois lucide et nuancée. Pour elle, la réalité actuelle exige de porter un regard objectif, sachant que des progrès graduels sont en cours dans ce domaine. «Certains peuvent estimer que nous sommes en retard, mais dans tous les domaines, il est essentiel de prendre le temps nécessaire pour éviter toute confrontation avec la société», explique la ministre. Une approche, précise la ministre, qui reste guidée par un impératif de stabilité et de cohésion sociale.

Sur le plan des chiffres, la ministre note que la représentation féminine au Parlement reste en deçà du tiers, tandis que le gouvernement compte 22% de femmes, un taux proche de la moyenne mondiale estimée à 23%. Mais pour la ministre, l’essentiel est ailleurs : «Ce qui m’importe réellement, c’est la défense de la participation des femmes en politique, et non la femme en tant que catégorie isolée». Une vision qui met en avant la complémentarité entre femmes et hommes, ces derniers étant également appelés à jouer un rôle actif dans la promotion de l’égalité. «Tant que la participation des femmes sera perçue comme une question exclusivement féminine, le progrès restera limité. À l’inverse, un engagement accru des hommes – affranchi de toute logique de rivalité – ouvrirait la voie à une dynamique collective, dans laquelle femmes et hommes marocains agissent de concert, portés par une même finalité : servir le citoyen et la citoyenne», note la ministre.

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Alors que la campagne électorale pour les élections législatives et présidentielles du 12 avril bat son plein, plusieurs scandales ont mis sur le devant de la scène la banalisation des violences contre les femmes et les enfants. Un symbole de l’influence de certaines congrégations religieuses sur la vie publique, observe la presse péruvienne.

Promotion du mariage des enfants, entrave à l’accès à l’avortement légal en cas de viol, agressions sexuelles banalisées ou exclusion de l’éducation sexuelle du programme scolaire… “Ces dernières semaines, le Pérou a suscité l’inquiétude dans toute la région en raison d’une convergence de décisions politiques et judiciaires qui remettent en cause les droits les plus fondamentaux des filles et des femmes”, s’inquiète le site d’information Latinoamérica21. Après des années d’instabilité politique et d’une profonde crise de représentation, le Congrès est devenu “un théâtre où les agendas conservateurs ont acquis une influence décisive” et où “les politiques liées au genre et aux droits reproductifs sont devenues un terrain fertile pour la polarisation”.

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«Les sociétés progressent quand les femmes progressent», a commenté le Premier ministre indien, Narendra Modi, après l’annonce par son gouvernement, jeudi 9 avril, d’un projet de loi visant à accélérer la représentation des femmes en politique. Le texte réserve aux candidates un tiers des sièges de la Chambre basse du Parlement fédéral, la Lok Sabha, et des assemblées locales. Selon les médias locaux, l’opération devrait faire passer le nombre total d’élus à la chambre basse de 543 à 816, et 273 sièges devraient être réservés aux femmes (environ à 33 %). Actuellement, l’Inde compte seulement 75 femmes sur les bancs de la Lok Sabha, à peine 15 % des membres.

Un calcul politique

L’accélération du dispositif par Narendra Modi n’est pas anodine. Loin d’être un grand défenseur de la cause féminine, le Premier ministre indien apparaît plutôt comme un fin stratège. Et le projet de loi, comme une manière de s’assurer un vote féminin pour les élections générales de 2029. Lors de l’adoption de la loi en 2023, le quotidien Times of India regrettait déjà «les calculs et l’appropriation politique» du texte. «Maintenant que les élections ont établi le pouvoir croissant des électrices – plus de femmes (67,18 %) ont voté en 2019 que d’hommes (67,01 %) – , tous les partis politiques se sont alignés derrière un projet de loi perçu comme un attrapeur de voix», dénonçait le journal.

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Les scrutins à venir, dont le vote des électeurs est prévu le 23 septembre 2026, approchant, l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) s’adresse aux leaders des partis politiques pour les enjoindre à adopter des engagements concrets afin d’accroître le nombre de candidates dans les différentes circonscriptions législatives des différentes régions. L’association préconise d’’instaurer un taux minimal de 30% de candidatures féminines, en particulier dans ce qui est qualifié de «circonscriptions électorales verrouillées», où les chances de victoire sont assurées pour des partis où les votes de l’électorat leur sont acquis. Cette mesure pourrait permettre de pallier des lacunes à propos du seuil de la représentativité féminine, fixé par les termes de la loi organique de la Chambre des représentants, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 2 avril.

Dans cette communication, adressée aux secrétaires généraux des différents partis, les leaders de l’ADFM insistent sur le fait qu’il sera nécessaire d’établir des critères clairs pour sélectionner les candidates et les candidats, qui se fondent sur leurs compétence et leur sens des responsabilités. L’ONG appelle aussi à une amélioration de la législation en la matière, afin de mettre fin à diverses formes de discriminations et de violences d’ores et déjà identifiées par ses militantes.

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Dix ans après le début de la grave crise politique qui a vu le projet démocratique s’effondrer, le Burundi entre dans une période électorale importante : élections législatives et communales le 5 juin 2025, puis sénatoriales le 23 juillet, et enfin collinaires le 25 août. Or, la question de la représentativité politique des femmes y apparaît comme un défi majeur.

Notre partenaire Tournons La Page international a participé à la rédaction d’un rapport faisant l’état des lieux de la participation politique des femmes au Burundi. Co-écrit avec le collectif Tournons La Page Burundi, Citoyennes, militantes, élues … mais invisibles !” analyse de manière transparente les multiples freins à leur émancipation politique : faible autonomie, poids des partis politiques, pressions culturelles et violences liées à l’engagement politique. Nous vous partageons ses principaux enseignements.   

Lexique  :

  • Élections communales : élection des conseillers communaux ou des maires  
  • Élections collinaires : élection des chefs de collines, en charge des décisions concernant les communautés locales à plus petite échelle  

Comme le souligne le rapport de Tournons La Page, les femmes, bien qu’actives dans la société civile, peinent à s’imposer dans les sphères politiques de haut niveau, où elles sont encore sous-représentées.

A l’heure actuelle, les femmes occupent seulement 33% des postes de ministre. C’est encore moins dans les administrations provinciales. 

Beaucoup des obstacles à la participation politique des femmes sont liés à des enjeux socio-culturels plus profonds. Le manque de soutien institutionnel ou les normes patriarcales invisibilisant les femmes dans les processus décisionnels en font par exemple partie. 

Article complet publié par Terre Solidaire.

Source image : Terre Solidaire/Photos : Patrick Piro

 

Comment analyser le vote des femmes à l’aune des élections européennes et législatives de juin et juillet derniers ? Sur quelles préoccupations repose leur vote ? Devons-nous acter la fin du radical right gender gap ? Sept ans après #MeToo, quelle est la perception de l’opinion publique en matière d’égalité femmes-hommes et leur rapport au féminisme ? Amandine Clavaud, co-directrice des études, directrice de l’Observatoire égalité femmes-hommes de la Fondation, et Laurence Rossignol, sénatrice, présidente de l’Assemblée des femmes et ancienne ministre des Droits des femmes, livrent leur analyse des résultats de l’enquête réalisée par Ipsos que leurs deux organisations ont lancée.

La Fondation Jean-Jaurès et l’Assemblée des femmes dévoilent les résultats de leur enquête menée auprès de plus de 11 000 personnes par Ipsos, révélant les attentes des femmes en matière de politique, d’égalité de genre et de féminisme. Trois enseignements majeurs ressortent de cette étude : des attentes fortes sur les inégalités économiques et la sécurité des femmes, une fracture générationnelle et de genre face au féminisme et un enjeu de clivage politique entre la gauche et l’extrême droite concernant les droits des femmes.

Cliquez ici pour lire l'article complet publié par Art Six Mic le 14 octobre 2024.

Source image: Art Six Mic

 

Alors même qu’elles détiennent le droit de vote et d’éligibilité depuis l’ordonnance du 21 avril 1944, les femmes demeurent sous-représentées dans les scrutins électoraux et l’exercice des fonctions électives.

Afin de combler le retard pris par la France, le pouvoir constituant a consacré dans la Constitution le principe de « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives » par la loi constitutionnelle du 8 juillet 1999, principe solennellement réaffirmé par son inscription à l’article 1er de la Constitution lors de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 ( article 1er, alinéa 2 de la Constitution). Il a, par ailleurs, invité le législateur ainsi que les partis et les groupements politiques à mettre en œuvre ce principe ( article 4, alinéa 2 de la Constitution).

Sur ce fondement constitutionnel, le Parlement a voté plusieurs textes destinés à favoriser la parité.

Cliquez ici pour en savoir plus.

Le présent rapport a pour objectif de dresser un état de situation sur les enjeux d’égalité dans les processus électoraux propres à la Francophonie, une démarche faisant partie intégrante du plan d’action du Forum des femmes pour la période 2020-2022.

Afin de brosser un portrait complet de ces enjeux, trois grands thèmes sont présentés dans ce rapport, soit la représentation politique des femmes, l’égalité dans les processus électoraux ainsi que l’égalité au sein des OGE. Réalisé avec la collaboration d’International IDEA, des membres et du secrétariat général du RECEF, ce document est alimenté à la fois par une consultation réalisée auprès des membres, par une analyse de données disponibles sur les États membres du RECEF et par une revue des textes et des rapports disponibles sur ces enjeux.

Ce rapport s’adresse principalement aux membres du RECEF et s’inscrit dans les activités de bilan du 10e anniversaire du RECEF. Il vise principalement à déterminer les enjeux sur lesquels le Forum des femmes pourrait se pencher lors des prochaines années.

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Alors que LCI organise, ce lundi, une soirée présidentielle « Face aux Françaises » en partenariat avec le magazine ELLE, invitant tous les candidats à l’élection présidentielle à se positionner sur la question des droits des femmes ainsi que d’autres thématiques attenant à l’égalité femme-homme, la chaine a commandé un sondage à l’IFOP portant sur ces sujets.

Cette étude révèle que Valérie Pécresse est la candidate la plus citée quand il est question du candidat le plus crédible dans la lutte contre le sexisme (29%) devant Marine Le Pen (27%) puis Emmanuel Macron (22%). A ce titre, les femmes expriment majoritairement le souhait qu’une femme remporte l’élection présidentielle (71%). Pour autant seul un peu plus d’une Française sur trois pense qu’une femme remportera l’élection à l’issue du second tour (32%). Un pronostic en concordance avec les dernières intentions de vote dans lesquelles aucune femme n’est donnée victorieuse face à Emmanuel Macron dans les différentes hypothèses de second tour. Sur ce point, le vote des femmes rejoint celui des hommes, à noter que face au Président sortant, Valérie Pécresse en particulier ne bénéficie pas d’une forme de « prime » à la féminité puisque les femmes sont moins nombreuses à avoir l’intention de voter pour elle que les hommes (37% contre 43%).

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En 2020, les élections ont été profondément marquées par la pandémie de COVID-19. Celle-ci a entraîné des reports et des annulations, posé d’importants problèmes logistiques aux candidats et aux fonctionnaires chargés de l’organisation des scrutins, et a souvent été la cause d’un fort taux d’abstention. Le leadership des femmes a fréquemment été mis en lumière tandis que les citoyens se trouvaient confrontés à des problèmes complexes, fortement genrés, et qu’il devenait difficile aux parlementaires de communiquer et d’avoir des contacts directs avec leur électorat. Les parlements ont dû changer de mode de fonctionnement, faire preuve de souplesse et recourir aux nouvelles technologies. De nombreux parlementaires ont été contaminés dans le monde.

Cliquez ici pour lire le rapport.

Source: UIP